Munich Re relève son dividende après un bénéfice net 2015 stable

jeudi 4 février 2016 09h14
 

par Jonathan Gould

FRANCFORT, 4 février (Reuters) - Munich Re a porté son dividende de 2015 à 8,25 euros par action contre 7,75 euros un an auparavant, ce qui correspond à la prévision la plus haute des analystes, le réassureur ayant par ailleurs fait état jeudi d'un bénéfice net à peu près stable dans un contexte difficile.

Les analystes prévoyaient en moyenne un dividende de huit euros, l'estimation la plus haute donnant 8,25 euros.

Le premier réassureur mondial a dit que son bénéfice net provisoire de 2015 était de l'ordre de 3,1 milliards d'euros contre 3,2 milliards un an auparavant. Il est conforme au consensus dégagé par Reuters.

Des indemnisations moindres et une récupération de provisions constituées sur des demandes d'indemnisation en assurance IARD passées ont soutenu les résultats mais la filiale d'assurance Ergo a accusé une perte nette de 200 millions d'euros au quatrième trimestre, conséquence d'une dépréciation de la survaleur (goodwill).

Les réassureurs préfèrent augmenter le dividende qu'investir dans leurs opérations en raison d'une baisse continue des tarifs.

"La nouvelle et forte progression du dividende prouve notre confiance en la capacité de génération de bénéfices de Munich Re", dit jeudi dans un communiqué le directeur financier Jörg Schneider.

Le concurrent Hannover Re a dit cette semaine qu'il comptait distribuer une plus grande proportion de son bénéfice de 2015 qu'à l'habitude.

Munich Re a également dit que ses primes avaient augmenté de 0,7% à l'occasion du renouvellement de 9,2 milliards d'euros de polices de réassurance dommages le 1er janvier.

Les tarifs des polices en question ont diminué de 1% environ et Munich Re ne pense pas que ce contexte difficile pour la politique tarifaire évolue beaucoup cette année.

L'action gagnait 5% en ouverture en Bourse de Francfort, enregistrant l'une des plus fortes hausses de l'indice Stoxx 600 . (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)