LEAD 1-La Bourse de Tokyo perd 0,85%, alourdie par le yen

jeudi 4 février 2016 08h23
 

(Actualisé avec détails)

TOKYO, 4 février (Reuters) - La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,85% jeudi, affectée par la hausse du yen et par l'annonce par deux poids lourds de la cote, Panasonic et Hitachi, d'un abaissement de leurs prévisions de résultats.

L'indice Nikkei a perdu 146,26 points à 17.044,99 et le Topix, plus large, a cédé 17,46 points (1,24%) à 1.388,81, insensibles au rebond des cours du pétrole qui a fait monter les autres places asiatiques et Wall Street.

Le dollar se stabilisait autour de 117,89 yens (+0,1%) au moment de la clôture après avoir lâché 1,7% pendant la nuit, sa plus forte baisse depuis août dernier, en réaction aux déclarations d'un responsable de la Réserve fédérale américaine laissant entendre qu'une nouvelle hausse de taux n'est pas pour tout de suite aux Etats-Unis.

La baisse du dollar a effacé l'effet positif de la décision monétaire de la Banque du Japon vendredi dernier, renforçant les soupçons d'une guerre des monnaies entre banques centrales.

La vigueur du yen a pénalisé les valeurs exportatrices comme Toyota, en baisse de 2,14%, et Nissan qui a cédé 1,25%.

Panasonic et Hitachi ont chuté de respectivement 8,71% et 7,81% après l'annonce d'une baisse de leurs prévisions de résultats en raison notamment du ralentissement de la demande chinoise. Panasonic réalise environ 13% de son chiffre d'affaires en Chine et la proportion atteint 22% pour Hitachi.

Les valeurs pétrolières ont à l'inverse rebondi dans le sillage des cours du brut, avec Inpex qui a repris 2,90% et Japan Petroleum Exploration 1,91%.

Le groupe d'électronique grand public Sharp a grimpé de 16,79% à 160 yens en réaction à des informations faisant état de l'ouverture de négociations exclusives en vue de sa reprise par le taiwanais Foxconn plutôt que par un fonds public japonais. Sharp a toutefois démenti après la clôture le caractère exclusif des discussions. (Ayai Tomisawa, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)