BOURSE-Air France-KLM en hausse, la facture de kérosène pourrait chuter

lundi 1 février 2016 11h27
 

PARIS, 1er février (Reuters) - Air France-KLM compte parmi les plus fortes hausses du SBF 120 lundi matin à la Bourse de Paris, le groupe franco-néerlandais profitant des effets attendus de la baisse des prix du pétrole alors que, selon La Tribune, sa facture de carburant pourrait chuter de deux milliards de dollars en 2016.

A 11h07, le titre progresse de 2,6% à 7,583 euros quand le SBF 120 recule de 0,73%.

Le baril de Brent perd 0,75% à 35,72 dollars et celui de brut américain 1,61% à 33,08 dollars, après des rebonds respectifs de 7,96% et 4,44% la semaine dernière.

L'action Air France-KLM avait reculé de 5,07% la semaine dernière, contre un gain de 1,92% pour le SBF 120.

"Air France-KLM est très sensible aux variations des cours du pétrole et la chute des prix du pétrole devraient se répercuter significativement dans les résultats", commente un trader en poste à Paris évoquant l'article publié sur le site internet de La Tribune.

Avec un prix moyen du baril autour de 30 dollars sur l'année, la réduction de la facture kérosène pourrait atteindre jusqu'à deux milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) en 2016, rapporte le site d'informations économiques, citant des sources internes.

La Tribune précise que ce chiffre tient compte des niveaux de couverture du groupe pour l'année, moins importants que l'an dernier, et de la parité actuelle entre l'euro et le dollar.

"De fait, sauf retournement brutal de tendance, l'année 2016 sera l'une des deux meilleures années du groupe depuis sa création en 2004. Le résultat d'exploitation sera en effet soit proche du record enregistré à l'issue de l'exercice 2007-2008 (1,4 milliard d'euros), soit au-dessus", écrit La Tribune.

"Tout dépendra en fait de la capacité d'Air France à conserver le maximum de ces économies après avoir rendu une partie de cette manne aux clients sous forme de baisse de prix."

Contacté par Reuters, Air France-KLM n'a fait aucun commentaire sur l'article de La Tribune. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Julien Ponthus)