Wall Street à l'ombre de l'ancienne et de la nouvelle économie

dimanche 31 janvier 2016 14h17
 

par Rodrigo Campos

NEW YORK, 31 janvier (Reuters) - La semaine à venir à Wall Street sera peut-être marquée par la confrontation entre ce que l'on pourrait appeler la nouvelle économie et l'ancienne économie, symbolisées par Alphabet d'un côté et par Exxon Mobil de l'autre, avec pour résultat de voir l'histoire éventuellement se répéter.

Si l'action Alphabet, société-mère de Google, monte fortement en réaction aux solides résultats trimestriels attendus, le moteur de recherche pourrait ravir à Apple le titre de première capitalisation boursière mondiale.

Ce serait un pied-de-nez de l'histoire à la fois à Apple et à Exxon Mobil, qui, comme Google, publiera ses trimestriels la semaine prochaine, dans la mesure où Apple avait délogé le groupe pétrolier lorsqu'il avait atteint en 2011 le plus haut échelon de la richesse boursière.

Possible illustration d'un mouvement se portant des sociétés traditionnelles vers les fleurons de la high tech, Facebook a publié cette semaine un chiffre d'affaires en hausse de plus de 50%, tandis qu'un autre pétrolier, Chevron, a publié sa première perte trimestrielle en plus de 13 ans.

Un constat s'impose depuis plusieurs années: les sociétés battent généralement le consensus grâce à des réductions de coûts et à des rachats de titres. Mais lorsqu'il est question de leur chiffre d'affaires, elles sont beaucoup moins nombreuses à surprendre agréablement les analystes.

C'est peut-être la raison pour laquelle les investisseurs ne réagissent pas autant aux comptes des sociétés qu'ils le font à des événements macroéconomiques comme les fortunes économiques de la Chine ou les péripéties du marché pétrolier.

Certes, les investisseurs continuent de privilégier les valeurs qui dépassent les attentes et de liquider celles qui déçoivent mais les écarts ne sont plus aussi importants, observe Jonathan Gould (RBC Capital Markets).

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