LEAD 1-L'aéroport de Notre-Dames-des-Landes doit se faire, dit Valls

mardi 26 janvier 2016 18h07
 

* Manuel Valls n'évoque pas d'intervention des forces de l'ordre

* Les occupants n'entendent pas partir d'eux-mêmes

* Les partisans du projet réclament l'évacuation du site (Actualisé avec déclarations, précisions)

PARIS/NANTES, 26 janvier (Reuters) - Manuel Valls a confirmé mardi, au lendemain d'une décision de justice autorisant l'expulsion des derniers occupants légaux du site de Notre-Dames-des-Landes (Loire-Atlantique), que le projet d'aéroport se poursuivrait malgré la contestation.

"Ce projet est nécessaire pour des raisons économiques, pour le grand Ouest. Il doit se poursuivre en respectant les procédures, en respectant le cadre défini par l'Union européenne", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions au gouvernement.

La justice a autorisé lundi l'expulsion d'opposants historiques à ce projet contesté, en particulier par des militants écologistes, mais sans astreinte financière, ce qui pourrait prolonger pendant des mois l'occupation du site si les autorités n'envoient pas les forces de l'ordre.

Manuel Valls, qui répondait à une question de l'écologiste Cécile Duflot qui l'exhortait à arrêter un projet "inutile", a souligné qu'il y aurait un "rendez-vous" à tenir pour l'automne 2016, sans plus de précisions.

"Ce sera à l'automne, parce que c'est là où toutes les mesures devront être prises pour donner une avancée décisive", a dit le Premier ministre. "Au-delà, et nous le savons tous, cela ne serait pas possible."

Selon plusieurs sources, cette échéance pourrait correspondre à l'échéance des premières procédures d'expropriation, les personnes indemnisées pouvant demander à réintégrer leurs biens faute de réalisation du projet.   Suite...