RPT-La BoJ ne signale pas à l'avance ses décisions-Amari

mardi 26 janvier 2016 12h11
 

(Répétition mastic §4)

TOKYO, 26 janvier (Reuters) - Le ministre japonais de l'Economie Akira Amari a déclaré mardi que la Banque du Japon (BoJ) ne signalait pas à l'avance ses intentions en matière de politique monétaire, répondant ainsi à une question sur les chances de voir de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire être prises lors de la réunion de la BoJ cette semaine.

Il a opposé la politique de la BoJ à celle de la Banque centrale européenne (BCE), affirmant qu'il ne pensait pas que la banque japonaise communiquerait ses intentions aux marchés comme l'a fait le président de la BCE, Mario Draghi, qui a laissé entendre la semaine dernière que la BCE était disposée à renforcer son plan de soutien à la croissance au mois de mars.

Akira Amari a réaffirmé que la BoJ était indépendante et que le gouvernement ne devait pas guider sa politique, alors que le marché continue de parier sur l'annonce de nouvelles mesures vendredi, la chute des cours du pétrole pesant sur les prix.

"La communication avec les marchés fait partie de la politique d'une banque centrale, et je ne crois pas que la BoJ transmettrait ses intentions à l'avance", a-t-il dit.

"Le style de la BCE est assez audacieux, mais je ne pense pas que la BoJ adopterait la même approche."

Les marchés bruissent de rumeurs selon lesquelles la BoJ pourrait annoncer le renforcement de son plan de soutien à l'activité, vendredi à l'issue de sa réunion, sachant que la chute du brut devrait l'amener à revoir à la baisse sa prévision d'inflation pour l'exercice budgétaire à venir, à moins de 1%.

Une chute des actions japonaises et une hausse du yen pourraient également pousser la BoJ à agir dans la mesure où une telle évolution des marchés affecterait le climat des affaires, estiment des économistes.

Le BoJ a pour objectif d'atteindre 2% d'inflation autour du deuxième semestre 2016 mais ce calendrier semble de plus en plus irréaliste compte tenu de la chute des cours du baril de brut.

Depuis qu'elle a commencé à mettre en oeuvre un programme de rachats d'actifs (assouplissement quantitatif) en 2013, la BoJ a reporté trois reprises son objectif d'inflation.

(Stanley White, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)