Solvay paré pour croître en 2016 - DG

mercredi 20 janvier 2016 11h02
 

BRUXELLES, 20 janvier (Reuters) - Solvay est confiant dans sa capacité à croître en 2016, déclare Jean-Pierre Clamadieu, directeur général du groupe chimique belge, dans le cadre d'un entretien publié mercredi par le quotidien économique belge L'Echo.

"Ce sera une nouvelle année de croissance. Nous avons beaucoup travaillé à cela en 2015, notamment avec l'acquisition de Cytec, mais aussi en inaugurant huit unités de production dans le monde qui contribueront à la croissance organique en 2016", souligne-t-il.

"En ce début d'année un peu sombre, je reste optimiste. Nous avons bien préparé le terrain en 2015."

Fin juillet, Solvay a annoncé le rachat de son concurrent américain Cytec pour 5,5 milliards de dollars (5,0 milliards d'euros) afin de se renforcer dans les composites légers qui font l'objet d'une forte demande dans l'industrie aéronautique.

Pour 2015, le groupe a dit anticiper une croissance "solide" de son excédent brut d'exploitation (EBE), des facteurs saisonniers devant se traduire par un quatrième trimestre moins bons que le troisième.

Solvay publiera ses résultats du quatrième trimestre le 25 février.

Selon Jean-Pierre Clamadieu, la chute des cours du pétrole a des conséquences mitigées pour le groupe, avec d'un côté une hausse de son pouvoir d'achat mais, de l'autre, une baisse des investissements dans le secteur gazier et pétrolier, à qui Solvay fournit un certain nombre de produits.

Il ajoute toutefois que si le prix de l'or noir, en baisse de plus de 25% depuis le début de l'année, restait à son niveau actuel sur l'ensemble de 2016, ce serait davantage "une bonne nouvelle pour le groupe".

Le directeur général de Solvay dit également que, après le rachat de Cytec, l'accent est plutôt mis sur des cessions d'actifs, sans dire quoi que ce soit sur une éventuelle vente des activités polyamides du groupe.

"Les cessions sont-elles à l'ordre du jour? Oui. Voulons-nous avancer vite? Oui", dit-il.

"De petites acquisitions sont bien sûr toujours possibles si une opportunité se présente. Mais le vrai enjeu, pour l'évolution de notre portefeuille, ce sont les cessions." (Philip Blenkinsop, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)