** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

lundi 18 janvier 2016 07h50
 

PARIS, 18 janvier (Reuters) - Après trois semaines de baisse et un repli allant de 7% à 11% depuis le début de l'année sur fond d'effondrement des cours du brut et d'inquiétudes suscitées par la Chine, les principales Bourses européennes sont attendues irrégulières lundi à l'ouverture, la glissade de l'or noir se poursuivant avec la levée au cours du week-end des sanctions internationales contre l'Iran.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait rester inchangé à l'ouverture, le Dax à Francfort pourrait perdre jusqu'à 0,2% et le FTSE à Londres gagner jusqu'à 0,3%. Sur la seule journée de vendredi, ces trois indices avaient reculé de respectivement 2,38%, 2,54% et 1,93%

La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1,12%, à 16.955,57, son plus bas niveau de clôture depuis un an. De leur côté, les marchés actions chinois reprenaient près de 0,5% vers 06h30 GMT, ce qui ne les empêche pas d'accuser un repli d'encore plus de 15% depuis le début de l'année.

L'indice regroupant les Bourses d'Asie et du Pacifique (hors Japon) recule pour sa part de 0,52% à 366,12, retombant à un creux depuis octobre 2011.

Les cours du pétrole reculaient de près 2% avant l'ouverture des Bourses européennes, le Brent repassant même à un moment donné sous la barre des 28 dollars le baril, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2003.

Les sanctions économiques et financières contre l'Iran ont été levées, l'AIEA ayant reconnu que Téhéran avait respecté ses engagements liés à l'accord sur le nucléaire conclu avec les grandes puissances en juillet dernier. ,

"L'Iran est désormais libre de vendre autant du pétrole qu'il veut, à qui il veut et au prix qu'il peut obtenir", a déclaré Richard Nephew, chercheur spécialisé dans l'énergie à l'université de Columbia.

La déprime des cours de l'énergie, qui s'explique par une inadéquation entre une offre abondante -- que viendra encore augmenter le brut iranien -- et une demande atone, des indicateurs macro-économiques américains publiés vendredi jugés décevants et les craintes de voir la conjoncture chinoise être dans un étant encore plus mauvaise que prévu font revenir le spectre d'une récession mondiale.

"Le fait que les actions européennes et américaines sont tombées sous leur creux du mois d'août (...) est significatif. Nous arrivons à un stade où nous devons prendre en compte le risque d'une récession mondiale", a déclaré Chotaro Morita, chargé de la stratégie taux chez SMBC Nikko Securities.   Suite...