Pécresse veut l'aide de l'Etat pour financer le pass Navigo

jeudi 7 janvier 2016 17h01
 

PARIS, 7 janvier (Reuters) - La nouvelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a demandé jeudi à Manuel Valls une participation de l'Etat au financement du "pass Navigo" à tarif unique, qui coûte selon elle 300 millions d'euros par an à sa région.

Depuis le 1er septembre, le prix de l'abonnement aux transports publics franciliens (métro, bus, RER, tramway) est identique dans les cinq zones, à 770 euros par an.

Le "lissage" des prix du "pass Navigo" représente une augmentation de 40 euros par an pour les habitants de Paris intra muros et une économie annuelle de 430 euros pour les habitants de la zone 5, la plus éloignée de la capitale.

Cette mesure, qui concerne 3,8 millions de Franciliens abonnés aux transports en commun, a été mise en place par Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région qui a laissé la place le mois dernier à Valérie Pécresse, membre du parti Les Républicains.

Cette dernière a qualifié de "promesse électorale" cette mesure, déplorant une "ardoise" annuelle de 300 millions d'euros qu'elle demande à l'Etat de combler en partie.

"Il y a eu une omerta sur ce financement. Moi je veux sauver le pass Navigo, on ne jouera pas au yo-yo avec le pouvoir d'achat des Franciliens", a-t-elle déclaré devant la presse après un entretien d'une heure avec Manuel Valls à Matignon.

"Le Premier ministre s'est engagé à trouver avec moi les financements", a-t-elle ajouté.

Valérie Pécresse s'est déclarée déterminée à mieux lutter contre la fraude, notamment via la création d'une police régionale des transports. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)