BOURSE-Nexans grimpe, Goldman Sachs optimiste pour la rentabilité

mardi 5 janvier 2016 11h37
 

PARIS, 5 janvier (Reuters) - L'action Nexans signe l'une des meilleures performances de l'indice SBF 120 mardi matin à la Bourse de Paris, Goldman Sachs, qui a ajouté le titre à sa liste de valeurs favorites, considérant que 2016 sera l'année de la rentabilité pour le fabricant de câbles électriques.

A 11h27, Nexans progresse de 3,09% à 33,355 euros pendant que le SBF 120 cède 0,84%.

Goldman Sachs a relevé son conseil sur Nexans de "neutre" à "acheter" avec un objectif de cours porté de 37,50 à 44 euros.

Malgré des expositions géographique et commerciale semblables, Nexans a sous-performé Prysmian depuis 2012 en raison d'un écart important de productivité entre les deux groupes, relève dans sa note Goldman Sachs.

"Nous nous attendons à ce que cet écart se réduise sur les cinq prochaines années", anticipe le courtier, qui évoque comme facteur de soutien le potentiel lié à la restructuration en cours, un retournement favorable de tendance des résultats et la décote du titre par rapport au secteur.

Nexans avait annoncé en octobre qu'il continuait de donner la priorité à sa restructuration annoncée mi-2013 faute de reprise de la croissance.

Afin de retrouver une compétitivité similaire à ses principaux concurrents, le fabricant de câbles électriques compte réduire de 100 millions d'euros ses coûts fixes d'ici fin 2017.

Pour Goldman Sachs, ce programme de restructuration devrait permettre de réduire l'écart de rentabilité avec Prysmian et le secteur et permettre au français de dégager en 2016 une rentabilité supérieure au coût capital pour la première fois en 10 ans.

"Nous nous attendons également à ce que le management continue avec des mesures de restructuration au-delà de celles annoncées", indique le broker.

Il souligne également la valorisation du titre qui se négocie, selon les calculs de Goldman Sachs, avec une décote de 14% par rapport au secteur en termes de ratio valeur d'entreprise sur Ebit attendu pour 2016. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)