GB-Le Labour réclame une fiscalité plus ferme pour les banques

dimanche 3 janvier 2016 17h43
 

LONDRES, 3 janvier (Reuters) - Citigroup et Credit Suisse ont révélé récemment que leurs principales filiales au Royaume-Uni n'avaient payé aucun impôt sur les sociétés en 2014, ce qui a conduit l'opposition travailliste à réclamer au gouvernement l'annulation de l'allègement d'une taxe du secteur décidé l'an dernier.

Au total, sept des dix principales banques commerciales et banques d'investissement étrangères présentes sur le marché britannique ont reconnu que leurs principales filiales locales n'y avaient payé aucun IS en 2014, dernière année pour laquelle ces données sont disponibles.

Ces dix groupes ont encaissé plus de 40 milliards de dollars (36,8 milliards d'euros) de commissions en Grande-Bretagne et publié 6,5 milliards de dollars de profits au titre de l'exercice 2014 et ils employaient près de 50.000 personnes au total au Royaume-Uni. Mais ils n'ont acquitté que 205 millions de dollars d'impôt sur les sociétés, grâce à des exemptions et au report de pertes subies pendant la crise bancaire.

"Ces chiffres accablants ridiculisent véritablement l'approche gouvernementale en matière de taxation du secteur financier", a déclaré John McDonnell, en charge des finances au sein du "cabinet fantôme" du Parti travailliste.

Les cinq autres banques concernées sont JPMorgan Chase & Co , Nomura Holdings, Deutsche Bank, Bank of America Merrill Lynch et Morgan Stanley. Aucune d'elles n'a souhaité s'exprimer sur le sujet.

Rien ne prouve que ces banques ont enfreint la moindre règle pour éviter d'avoir à payer des impôts sur les profits engrangés au Royaume-Uni.

LE GOUVERNEMENT DIT VOULOIR "UNE CONTRIBUTION JUSTE"

Des représentants du secteur bancaire arguent du fait que l'impôt sur les sociétés n'est que l'un des nombreux impôts et taxes dont s'acquittent les banques d'investissement.   Suite...