December 23, 2015 / 10:11 AM / 2 years ago

LEAD 1-France-La météo clémente fait chuter la consommation

4 MINUTES DE LECTURE

* Plus forte baisse de la consommation depuis janvier 2014

* Les achats de biens durables tiennent

* La baisse de l'énergie profite aussi aux marges des entreprises (Actualisé avec contexte, PIB)

PARIS, 23 décembre (Reuters) - La consommation des Français a accusé le mois dernier sa plus forte baisse depuis près de deux ans sous l'effet de la clémence des températures, qui a fait chuter leurs dépenses en énergie et en habillement.

L'impact des attentats islamistes meurtriers de Paris et Saint-Denis le 13 novembre n'est en revanche pas visible dans les chiffres de la consommation des ménages en biens publiés mercredi par l'Insee, marqués par un petit rebond des achats de biens durables après un mois d'octobre décevant.

L'institut a déjà indiqué que cet impact se ferait surtout sentir dans les services comme l'hébergement-restauration et les loisirs et revu en conséquence en baisse, en la divisant par deux (0,2% contre 0,4%), sa prévision pour la croissance française du quatrième trimestre.

En novembre, la consommation des ménages en biens a reculé de 1,1%, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 0,1%.

Il s'agit de la plus forte baisse depuis janvier 2014, un autre mois à la météo inhabituellement douce.

Les seules dépenses en énergie des ménages ont reculé de 5,6% le mois dernier et celles de textile-cuir de 4,7%.

En volume, les achats de biens, qui représentent près de la moitié de leur consommation globale, qui à son tour contribue pour un peu plus de 50% du produit intérieur brut de la France, ont enregistré en novembre leur plus mauvais mois depuis un an.

Acquis négatif Pour Le 4e Trimestre

Ils avaient déjà reculé de 0,2% en octobre, une évolution fortement révisée par l'Insee qui avait annoncé dans un premier temps un recul de 0,7% pour ce mois.

La consommation des ménages en biens aborde décembre avec un acquis négatif de 0,9% pour le quatrième trimestre, ce qui nécessitera un dernier mois de 2015 très fort pour inverser la tendance alors que la douceur des températures persiste dans l'Hexagone.

Dans ses dernières prévisions pour le PIB, l'Insee a anticipé un recul limité à 0,1% de la consommation totale des ménages sur la période octobre-décembre.

L'institut a d'autre part confirmé mercredi que la croissance de l'économie française avait bien rebondi de 0,3% au troisième trimestre après sa stagnation au deuxième, grâce pour l'essentiel à la consommation des ménages.

Celle-ci a progressé au même rythme que l'économie alors que le pouvoir d'achat des Français a bondi de 0,9% sous les effets combinés de la hausse des salaires et des prestations sociales et de la baisse des impôts et des prix du pétrole.

En conséquence, leur taux d'épargne a augmenté de 0,5 point, à 15,5%, sur fond de poursuite de la hausse du chômage.

Le taux de marge des entreprises a également retrouvé le chemin de la hausse, progressant de 0,2 point à 31,2% - un plus haut depuis l'hiver 2011 - également sous l'effet de la baisse des prix de l'énergie.

Mais l'Insee note que sa progression a été freinée par la progression des salaires réels, alors que les gains de productivité ont été nuls au troisième trimestre.

La statistique sur le site de l'Insee : here

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