22 décembre 2015 / 16:12 / il y a 2 ans

LEAD 1-USA-La croissance du T3 soutenue par la consommation

* Le PIB du T3 révisé en baisse à +2,0% en rythme annualisé

* La consommation des ménages et les investissements des entreprises ont compensé une moindre accumulation des stocks (Actualisé avec détails)

par Lucia Mutikani

WASHINGTON, 22 décembre (Reuters) - La croissance américaine a finalement été un peu moins forte que précédemment estimé au troisième trimestre, selon les chiffres définitifs publiés mardi par le département du Commerce, caractérisés par une bonne tenue des dépenses des ménages et des entreprises.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a ainsi augmenté de 2,0% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, alors que le département avait annoncé une hausse de 2,1% en deuxième estimation et une progression de 1,5% en première.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un PIB définitif de +1,9%.

Même si la croissance du troisième trimestre marque une nette décélération par rapport à celle de 3,9% enregistrée sur la période avril-juin, elle correspond néanmoins au potentiel de croissance sur le long terme de la première puissance économique mondiale.

La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d‘intérêt pour la première fois depuis près de 10 ans en exprimant sa confiance dans le fait que l‘économie des Etats-Unis avait désormais largement surmonté les conséquences de la crise financière de 2007-2009.

A la suite des données du PIB, Wall Street évoluait en légère hausse vers 16h05 GMT tandis le prix des emprunts du Trésor à 10 ans était dans le rouge.

Le dollar perdait quelque 0,2% face à un panier de devises internationales, se dirigeant ainsi vers une troisième séance de baisse, à la suite d‘une autre statistique a priori de moins bon augure pour l‘économie américaine : la chute inattendue des ventes de logements anciens aux Etats-Unis en novembre.

LA CONSOMMATION DES MÉNAGES EN HAUSSE DE 3,0% AU T3

La révision en légère baisse de la croissance du troisième trimestre a surtout été le fait d‘une accentuation d‘un effet de stocks négatif.

Les chiffres définitifs du PIB montrent en effet que les entreprises ont finalement accumulé pour 85,5 milliards de dollars de stocks sur la période, contre une précédente estimation de 90,2 milliards de dollars.

Cela veut dire que l‘effet négatif des stocks a finalement amputé le PIB de 0,71 point de pourcentage contre une baisse de 0,59 point de pourcentage retenue par le département du Commerce lors de sa deuxième estimation.

Une hausse record des stocks au cours du premier semestre s‘est traduite par des montagnes d‘invendus dans les entrepôts, ce qui a découragé les entreprises à reconstituer leurs stocks.

Ces derniers restent encore élevés et devraient vraisemblablement également peser sur le PIB du quatrième trimestre, que les économistes voient à ce stade à environ +2% en rythme annualisé.

La consommation des ménages, qui représente plus de deux tiers de l‘activité économique américaine, a augmenté de 3,0% sur le troisième trimestre, chiffre confirmé par rapport à la précédente estimation.

Les ménages sont encouragés à dépenser par l‘amélioration du marché du travail et l‘augmentation de la valeur des logements. Le taux d‘épargne, à un pic de près de trois ans, et le bas niveau de l‘inflation favorisent également la consommation.

Les investissements des entreprises dans des équipements ont finalement augmenté de 9,9% sur la période, contre une précédente estimation de +9,5%. (Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below