STRATEGIE 2016-Large consensus en faveur des actions de la zone euro

vendredi 18 décembre 2015 12h08
 

* Croissance faible, taux bas, liquidités mondiales surabondantes

* La BCE et la BoJ à la manoeuvre pour contrer la déflation

* Emprunts d'Etat de la périphérie de la zone euro et crédit corporate privilégiés

par Raoul Sachs

PARIS, 18 décembre (Reuters) - Croissance faible, taux d'intérêt très bas, politiques monétaires divergentes dans les pays développés, très accommodantes en zone euro et au Japon, encore accommodante aux Etats-Unis: ce scénario 2016 fait largement consensus parmi les investisseurs et les intermédiaires financiers.

Ils privilégient en conséquence les actifs risqués des pays développés, actions d'abord, et parmi elles celles de la zone euro soutenues par la montée attendue du dollar contre la monnaie unique (passée sous 1,09 dollar ) après le relèvement jeudi, largement anticipé, du taux des fed funds de 0% à 0,25% pour la première fois en 10 ans.

Comme attendu, la présidente de la Fed a assorti la décision de propos insistant sur le resserrement très graduel de sa politique monétaire.

Cela renforce les convictions sur le solide potentiel de hausse des actions de la zone euro en 2016 tant en termes de valorisation que de dividende.

Autre point de consensus: éviter pour l'instant les actifs émergents, qui souffrent depuis mai 2013 quand la Fed avait annoncé la réduction progressive, en vue d'un arrêt en octobre 2014, de sa politique d'assouplissement quantitatif (QE) via des achats massifs d'obligations.   Suite...