France-Clap de fin pour la SNCM le 5 janvier

mercredi 16 décembre 2015 10h01
 

MARSEILLE, 16 décembre (Reuters) - La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) cessera ses activités début 2016 avec le transfert des actifs de la compagnie maritime au transporteur corse Patrick Rocca, qui a repris l'entreprise avec l'aval de l'Union européenne.

"Les organisations sont en cours de finalisation pour un transfert effectif à la nouvelle société le 5 janvier 2016. La future compagnie pourra capitaliser sur le travail de redressement opéré en 2015", a affirmé mercredi la direction de la SNCM dans un communiqué.

Le tribunal de commerce a retenu le 20 novembre l'offre de Patrick Rocca pour la reprise des actifs de la compagnie maritime placée en redressement judiciaire le 28 novembre 2014.

"Nous avons eu la volonté de prouver qu'il y avait un avenir pour les activités : les résultats obtenus en 2015, avec des pertes significativement réduites par rapport aux 50 millions de l'année où nous avons repris la direction de la SNCM, donnent des raisons solides d'être optimistes pour l'avenir", a souligné le président du directoire de la compagnie, Olivier Diehl.

Les syndicats de l'entreprise ont signé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui a été amélioré par rapport à l'offre présentée au tribunal. Ce dernier entérine le licenciement de 563 des 1.500 salariés de la compagnie maritime, soit au final une vingtaine d'emplois supplémentaires préservés.

Les actionnaires de la Société nationale Corse Méditerranée, détenue majoritairement par Transdev, coentreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts, se sont engagés à apporter 85 millions d'euros à l'appui de ce plan social dans le cadre d'une reprise actée par Bruxelles.

La Commission européenne a donné son aval à cette reprise, constatant une "discontinuité économique" qui ouvre la voie à l'abandon des recours européens à l'encontre de la compagnie pour perturbation de la concurrence, soit quelque 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales. (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)