Brexit-Cameron serait prêt à une concession majeure-presse

dimanche 13 décembre 2015 01h20
 

LONDRES, 13 décembre (Reuters) - David Cameron serait prêt à faire une concession majeure sur les prestations sociales dont bénéficient les ressortissants étrangers venant travailler au Royaume-Uni afin de faire progresser les négociations sur un nouveau statut de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne, indiquent deux journaux britanniques, dimanche.

Le Premier ministre britannique réclamait, dans le cadre des nouvelles relations entre son pays et l'UE, que les ressortissants de l'espace communautaire soient soumis à une période de carence de quatre années avant de pouvoir prétendre à une couverture sociale en Grande-Bretagne.

Cette mesure était destinée à rendre la Grande-Bretagne moins attractive pour les migrants, en particulier ceux des pays d'Europe de l'Est moins fortunés, tentés par l'opportunité de s'y installer.

La question est devenue un sujet essentiel dans le débat actuel au sein de l'opinion publique britannique sur la remise à plat des relations entre Londres et Bruxelles. Elle est aussi un point d'achoppement majeur dans le processus de renégociation.

Citant des sources gouvernementales, The Telegraph et The Independent rapportent que Cameron aurait informé les dirigeants européens jeudi à Bruxelles qu'il était prêt à renoncer à ces exigences si un accord était conclu en vue d'une réduction de l'immigration vers son pays.

L'abandon de cette revendication, qui a largement fait la une des journaux britanniques, constituerait un recul pour le chef du gouvernement britannique et ne manquerait pas de ranimer les critiques de la frange la plus eurosceptique du parti conservateur.

Les travaillistes ont immédiatement réagi à cette information non confirmée en affirmant que Cameron avait été "défait" par son incapacité à constituer des alliances et par les réticences européennes.

"Il a choisi de placer les prestations sociales au coeur de la négociation mais réduire notre coopération avec l'Europe à cette simple question n'a jamais été une bonne idée en raison des emplois, de la croissance, de la sécurité et de l'influence que cela nous a apporté", a commenté Hilary Benn, porte-parole du Labour pour les questions internationales.

Selon lui, David Cameron doit tout faire pour maintenir la Grande-Bretagne dans l'Europe.   Suite...