L'Argentine négocie une ligne de crédit de $7 milliards-source

vendredi 11 décembre 2015 18h23
 

BUENOS AIRES, 11 décembre (Reuters) - Le nouveau gouvernement argentin a entamé des négociations avec cinq banques internationales en vue d'obtenir une ligne de crédit d'un montant susceptible d'atteindre sept milliards de dollars, afin de renforcer ses réserves de change et de favoriser la levée des mesures de contrôle des capitaux, a-t-on appris vendredi de source bancaire.

Le nouveau président Mauricio Macri, qui a pris officiellement ses fonctions jeudi, souhaite résoudre rapidement la question du contrôle des capitaux, qui restreint l'accès au dollar américain, mais il est handicapé par la faiblesse des réserves de devises de la banque centrale.

La source bancaire a précisé que Buenos Aires discutait avec HSBC, JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Deutsche Bank et Citigroup.

Elle a ajouté que de nombreux obstacles restaient à franchir avant de parvenir à un accord.

"Les banques travaillent à un accord. Il sera difficile pour tout le monde d'aboutir rapidement. Il y a certains points clés qu'il faut résoudre avant d'arriver au but", a dit la source, sans plus de précision.

La pénurie de dollar dont souffre l'Argentine est l'une des conséquences de la bataille juridique en cours avec plusieurs fonds d'investissement américains au sujet de la dette extérieure du pays, un dossier qui a conduit le pays à un nouveau défaut l'an dernier et le prive tout accès au marché international de la dette.

Une deuxième source à la banque centrale a confirmé la tenue des discussions mais n'était pas en mesure de confirmer le montant visé.

Le quotidien argentin La Nacion a rapporté qu'en plus des sept milliards de dollars en discussion avec le groupe de cinq banques, le gouvernement pourrait obtenir une ligne d'un milliard dans le cadre d'un accord avec les banques espagnoles Santander et BBVA Bancomer.

La banque centrale argentine chiffre ses réserves totales à 25 milliards de dollars (22,7 milliards d'euros) mais certains économistes du secteur privé estiment qu'elles ne représentent que trois à six milliards.

(Jorge Otaola et Nicolas Misculin; Marc Angrand pour le service français)