Renault-Nissan-Un compromis avec l'Etat soumis au conseil-sces

vendredi 11 décembre 2015 12h18
 

PARIS, 11 décembre (Reuters) - Renault-Nissan a trouvé un compromis avec l'Etat pour mettre fin à plusieurs mois de bataille de pouvoir au sein de l'alliance entre les deux constructeurs, sous la forme de deux projets d'accord soumis au conseil d'administration de Renault qui se tient ce vendredi, ont dit deux sources proches du dossier.

Selon les projets, l'Etat français accepterait de limiter ses droits de vote dans Renault sur les décisions non stratégiques à un niveau qui reste encore à déterminer, a indiqué une des sources.

Les projets d'accords prévoiraient par ailleurs que Renault s'engage à ne jamais interférer dans les affaires de son partenaire japonais et à ne jamais chercher à prendre le contrôle du conseil d'administration de Nissan, a-t-elle ajouté.

En retour, Renault conserverait le droit de nommer les trois principaux dirigeants de son partenaire de l'alliance.

L'équilibre entre Renault et Nissan fait l'objet d'un bras de fer depuis que l'Etat a augmenté en avril sa participation dans le groupe automobile français pour s'assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange, alors que Nissan, l'autre grand actionnaire de Renault, reste privé de droits de vote.

Les projets d'accord prévoiraient également que si l'Etat ne respecte pas ses engagements, Nissan aurait le droit de porter à 25% sa participation dans Renault. Si l'infraction venait de Nissan, l'Etat ne serait plus tenu de limiter ses droits de vote, a souligné une des sources.

Renault-Nissan et le ministère de l'Economie ont refusé de commenter ces informations. (Laurence Frost et Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)