BOURSE-Les producteurs de pétrole de schiste chutent après l'Opep

vendredi 4 décembre 2015 21h09
 

4 décembre (Reuters) - Les actions de nombre de producteurs de pétrole de schiste américains étaient en nette baisse vendredi moins d'une heure avant la clôture de Wall Street, sous le coup de l'incapacité des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à s'accorder sur un plafond de production du brut.

Le communiqué final publié à l'issue de la réunion à Vienne ne mentionne aucun plafond de production chiffré, ce qui revient à laisser à chacun des Etats membres la liberté de maintenir sa production à son niveau actuel malgré la situation excédentaire du marché mondial.

L'absence d'accord sur une baisse de la production pèse également sur les cours de brut eux-mêmes, qui accusent un recul allant de 1,5% à 2,5%.

Comme nombre de membres de l'Opep, dont par exemple le Venezuela, ont besoin du prix du brut plus élevés pour équilibrer leur budget, certains responsables de l'industrie pétrolière américaine avaient nourri l'espoir de voir le cartel décider de baisser sa production.

Mais l'Arabie saoudite, principal producteur au sein de l'Opep, et ses alliés du Golfe ont choisi de s'en tenir à leur stratégie de défense des parts de marché, censée faire baisser les cours au point de décourager les producteurs dont les coûts sont les plus élevés, à commencer par ceux de pétrole de schiste aux Etats-Unis.

"Je ne comprends pas comment certains ont pu penser que la Saoudiens allaient baisser leur production", a déclaré Mike Breard, analyste chez Hodges Capital Management.

Vers 20h05 GMT, l'action Whiting Petroleum cédait 6,7% à 14,48 dollars, le titre Continental Resources 5,4% à 32,38 dollars et Oasis Petroleum 5,0% à 9,8 dollars.

Ces trois sociétés figurent parmi les premiers producteurs du Dakota du Nord, l'Etat où est concentré l'essentiel des réserves de schiste aux Etats-Unis.

Certains banquiers spécialisés dans le secteur de l'énergie basés à Houston soulignent qu'il y a une telle incertitude autour des cours du brut, divisés par plus de deux par rapport à leur dernier pic de juin 2014, que les producteurs de pétrole de schiste ont des difficultés à planifier leur avenir. (Ernest Scheyder et Anna Driver, Benoît Van Overstraeten pour le service français)