France-Sarkozy prône un "contre-choc" fiscal de E20 à 30 milliards

mercredi 2 décembre 2015 08h19
 

PARIS, 2 décembre (Reuters) - L'économie française a besoin d'"un contre-choc fiscal" d'au moins 20 à 30 milliards d'euros pour permettre notamment aux entreprises, "en situation de danger absolu", d'embaucher, a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy.

Invité d'Europe 1, l'ancien chef de l'Etat, qui compte se présenter à l'élection présidentielle de 2017, a précisé en outre sa proposition d'une dégressivité de l'assurance chômage "à partir d'un an".

"Depuis bientôt quatre ans, la France a subi un choc fiscal sans précédent qui désespère les ménages, pas simplement les plus aidés, les ménages tout court y compris les retraités modestes, et met nos entreprises en situation de danger absolu", a dit le prédécesseur de François Hollande.

"Le choix d'un contre-choc fiscal, je veux dire de baisse des impôts, il n'y a pas d'alternative", a-t-il poursuivi, chiffrant cette mesure "au minimum entre 20 et 30 milliards d'euros".

Nicolas Sarkozy a notamment insisté sur la réduction du "poids des charges sur les emplois existants" et la réforme de la fiscalité sur le patrimoine et l'épargne.

Il s'est prononcé pour le rétablissement de l'universalité des allocations familiales, désormais modulées en fonction des revenus des ménages.

"Je suis pour l'universalité des allocations familiales parce qu'elles sont payées par des cotisations qui elles-mêmes sont déplafonnées", a-t-il déclaré, dénonçant une "démolition de la politique familiale".

Face à la hausse du chômage, "tout doit être fait pour encourager ceux qui n'ont pas d'emploi à reprendre un emploi", a réaffirmé le président des Républicains.

"Tout le montre (...), une certaine dégressivité, qui ne doit pas être trop rapide, au bout d'un an notamment, permet d'encourager à la reprise d'un emploi ou d'une formation", a-t-il expliqué.

"La reprise d'une certaine dégressivité à partir d'un an est absolument incontournable", a souligné Nicolas Sarkozy. (Sophie Louet)