BOURSE-Vif rebond de TerraForm Power et sa maison mère SunEdison à Wall Street

mardi 1 décembre 2015 19h16
 

1er décembre (Reuters) - Le spécialiste des énergies renouvelables SunEdison et sa filiale TerraForm Power rebondissent vivement à Wall Street mardi alors qu'une lettre du fonds spéculatif Appaloosa Management a ravivé l'intérêt des investisseurs pour les deux titres.

TerraForm Power, également dopée par une note d'analyste favorable, s'envole de 32,51% à 9,15 dollars vers 17h55 GMT, la plus forte hausse depuis plus d'un an pour ce titre réputé pour sa volatilité, et SunEdison gagne 9,40% à 3,49 dollars dans la foulée.

Appaloosa a écrit à TerraForm Power pour s'inquiéter de son rachat à SunEdison de projets à haut risque dont sa maison mère, lourdement endettée, est ainsi débarrassée.

SunEdison a créé TerraForm Power et une autre filiale TerraForm Global pour leur céder des projets solaires et éoliens à haut risque, tout en en gardant le contrôle.

Le groupe a ainsi annoncé en juillet le rachat de Vivint Solar, un installateur de panneaux solaires, pour 2,2 milliards de dollars (2,07 milliards d'euros) mais l'accord prévoit que TerraForm Power reprendra l'activité résidentielle de Vivint pour 922 millions.

Dans sa lettre, le président d'Appaloosa, David Tepper, dit regretter un "écart malheureux" avec le business model de TerraForm, dont la valorisation risque selon lui d'être affectée.

TerraForm profite aussi d'une note positive des analystes d'Oppenheimer & Co qui ont relevé leur objectif de cours à 10 dollars pour la valeur, en estimant que les actifs de la filiale sont sous-valorisés.

A la clôture de lundi, l'action TerraForm accusait une baisse de 77,6% depuis le 1er janvier. SunEdison, dont l'endettement s'élevait à 11,67 milliards de dollars à fin septembre, soit dix fois plus que sa capitalisation boursière, a de son côté vu le cours de son action fondre de 90% depuis l'annonce du rachat de Vivint le 20 juillet.

Deux entreprises au Brésil ont par ailleurs annoncé mardi que TerraForm Global renonçait à racheter des projets dans l'énergie éolienne représentant un montant de 3,45 milliards de dollars. (Tanvi Mehta, Véronique Tison pour le service français)