Jim Paulsen (Wells Fargo) n'exclut pas un euro à $1,20 en 2016

mardi 1 décembre 2015 17h31
 

LONDRES, 1er décembre (Reuters) - L'euro pourrait rebondir jusqu'à 1,20 dollar d'ici la fin de l'an prochain, estime Jim Paulsen, responsable de la stratégie d'investissement chez Wells Fargo Asset Management.

Ce point de vue, qui va à l'encontre d'un consensus largement partagé sur les marchés, se fonde sur l'hypothèse selon laquelle le resserrement de l'écart entre les croissances aux Etats-Unis et en zone euro et un rebond des cours des matières premières finiront pas affaiblir le dollar.

Actuellement, l'euro est parti pour accuser son plus net recul sur un an depuis sa création en 1999. La plupart des analystes s'attendent à ce qu'il baisse encore l'an prochain.

Les analystes de Goldman Sachs et de Deutsche Bank par exemple prévoient un repli de la devise européenne jusqu'à respectivement 0,80 et 0,85 dollar d'ici 2017.

Mais Jim Paulsen souligne que la baisse des cours du pétrole cette année, la fin des politiques d'austérité dans une bonne partie de la zone euro et le programme massif de rachats d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) auront un impact positif sur la croissance des 19 pays de la zone euro.

"Cela devrait inciter à acheter l'euro et vendre le dollar", a déclaré Jim Paulsen mardi. "Nous pourrions voir 1,15 dollar, peut-être même 1,20 dollar, à la même période de l'an prochain."

L'euro a touché un plus bas de sept mois à 1,0555 dollar cette semaine et la plupart des analystes s'attendent à ce qu'il passe sous le dollar à un moment ou un autre en 2016.

Avec cette prise de position contrariante, Jim Paulsen rejoint le responsable de la stratégie devises de HSBC, David Bloom, qui pense également que l'euro va rebondir vers 1,20 dollar et qui était le seul jusqu'ici à tabler sur un euro en hausse en 2016.

Le responsable de la stratégie de Wells Fargo note que le dollar baisse toujours une fois que la Réserve fédérale américaine a commencé à relever ses taux, un mouvement qui devrait être renforcé si les cours des matières premières se redressent.   Suite...