M&A-Coup de maître pour Guggenheim avec Pfizer/Allergan

jeudi 26 novembre 2015 22h16
 

par Pamela Barbaglia et Mike Stone

LONDRES/NEW YORK, 26 novembre (Reuters) - Pour Alan Schwartz, le président exécutif de Guggenheim, la patience a fini par payer : voilà près de 20 ans que le financier cultivait sa relation avec Ian Read, le patron de Pfizer qui a choisi la petite banque conseil pour le conseiller dans le rachat d'Allergan officialisé lundi.

L'opération à 160 milliards de dollars (151 milliards d'euros) fait passer d'un coup la "boutique" Guggenheim du 18e au 12e rang du classement mondial des banques conseils en fusions et acquisitions, alors qu'elle était en 45e position il y a un an.

Alan Schwartz, 65 ans, était missionné depuis 2013 par Ian Read pour trouver un partenaire de fusion en Europe, le géant pharmaceutique américain cherchant par ce biais à transférer son siège dans un pays avec un taux d'imposition plus favorable - un procédé que les Américains appellent une "inversion fiscale".

Mais leur relation remonte bien plus loin, à la fin des années 1990, quand Alan Schwartz était banquier chez Bear Stearns tandis qu'Ian Read montait les échelons chez Pfizer, ont dit trois sources ayant travaillé avec le premier.

L'ancienneté de ces liens et les relations de confiance ainsi nouées expliquent qu'une petite société comme Guggenheim ait pu damer le pion aux mastodontes de la finance pour ce mandat.

Guggenheim n'a évidemment pas les moyens d'une grande banque d'investissement comme Bank of America mais la marque de fabrique de son président exécutif est d'entretenir ces relations étroites avec de grand patrons et de leur distiller de précieux conseils en matière de stratégie, sans même avoir de mandat, ajoutent les sources.

Alan Schwartz a noué le même type de relation de confiance avec les dirigeants de Verizon, Walt Disney et Cablevision, observent-ils.

Ensuite, lorsqu'une opportunité de M&A se présente, il est ainsi le mieux placé pour décrocher le mandat.   Suite...