L'opposition argentine espère conquérir la présidence

dimanche 22 novembre 2015 10h40
 

par Hugh Bronstein

BUENOS AIRES, 22 novembre (Reuters) - L'opposition de droite rêve de tourner la page de douze années de péronisme de centre gauche ce dimanche en Argentine, à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle.

Son candidat Mauricio Macri a bouleversé la donne politique en obtenant un score inattendu de 34,3% des voix au premier tour le 25 octobre face à Daniel Scioli, dauphin de la présidente sortante Cristina Fernandez, qui l'a devancé d'assez peu avec 36,9% des suffrages.

Mauricio Macri, maire de Buenos Aires issu d'une riche famille, est désormais crédité d'une confortable avance dans les sondages mais avec 10% d'indécis, l'hypothèse d'une victoire de Scioli ne peut être écartée.

Cristina Fernandez achève un double mandat de quatre ans et ne peut solliciter un troisième mandat consécutif. Elle a été précédée à la présidence par son défunt mari Nestor Kirchner.

La chef de l'Etat laisse un pays profondément divisé entre les classes populaires qui applaudissent les généreux programmes sociaux mis en place par le couple Kirchner et les milieux d'affaires qui dénoncent les nombreux contrôles instaurés sur l'économie du pays, la troisième d'Amérique latine.

L'Argentine affiche un important déficit budgétaire, que Cristina Fernandez a financé en émettant des pesos, ce qui a contribué à alimenter une inflation à deux chiffres. Les réserves en devises sont à leur plus bas niveau depuis neuf ans et le pays ne peut se financer sur les marchés obligataires depuis qu'il a fait défaut sur sa dette l'an dernier.

S'il est élu, Mauricio Macri compte ouvrir le pays aux capitaux en levant les contrôles sur les changes et le commerce.

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