Leucémie-Servier/Pfizer commercialisent le traitement Cellectis

jeudi 19 novembre 2015 11h03
 

PARIS, 19 novembre (Reuters) - Cellectis et le laboratoire Servier ont signé un avenant à leur accord de collaboration au terme duquel Servier prévoit d'exercer son option pour acquérir les droits de développement et de commercialisation de l'UCART 19, le traitement phare de la leucémie de la société de biotechnologie.

En outre, Servier a conclu un accord de collaboration et de licence exclusive mondiale avec l'américain Pfizer pour codévelopper et commercialiser ce traitement, actuellement en essai clinique de phase 1 dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique et la leucémie lymphoblastique aigüe, indiquent les deux entreprises françaises dans un communiqué.

Ces informations ont provoqué une vive hausse du titre Cellectis qui, vers 11h00, gagnait 6,4% à 33,52 euros faisant ressortir une capitalisation boursière de 1,25 milliard d'euros. Le titre a progressé de 192,5% depuis le début de l'année.

Dans le cadre de l'avenant signé avec Servier, Cellectis recevra un paiement initial de 38,2 millions de dollars à la signature de l'avenant à l'accord de collaboration conclu en février 2014 avec Servier.

De plus, Cellectis pourra percevoir plus de 300 millions de dollars sous la forme de paiements d'étapes, de financement pour la R&D et de redevances sur les ventes en fonction du chiffre d'affaires net annuel enregistré pour les produits commercialisés.

L'accord conclu avec Pfizer prévoit que celui-ci sera responsable de la commercialisation potentielle de UCART19 aux États-Unis. Pour les pays en dehors des États-Unis, les droits de commercialisation resteront à Servier, est-il précisé.

Début novembre, Cellectis avait annoncé qu'un premier patient, une petite fille de onze mois, atteinte de leucémie avait pu être traitée avec succès, avec son produit.

Cette première a été réalisée à Londres dans un cadre compassionnel (la vie de l'enfant était en danger et aucun traitement alternatif n'était possible) avec l'accord de l'Agence anglaise du médicament.

Ainsi, le spécialiste de l'immunothérapie des cancers par thérapie cellulaire a apporté la preuve que sa technologie ne fonctionne pas seulement chez la souris.

Le communiqué: bit.ly/1T0eL04 (Noëlle Mennella, édité par Jean-Michel Bélot)