La Bourse de Paris-Les valeurs du jour lundi (clôture)

lundi 16 novembre 2015 19h08
 

* Valeurs qui se traitent ex-dividende 
    * Le point sur les marchés européens 

    PARIS, 16 novembre (Reuters) - Les valeurs du jour lundi à
la Bourse de Paris, où l'indice CAC a fini quasi
inchangé (-0,08% à 4.804,31 points), les marchés financiers
faisant preuve de résistance après les attaques meurtrières dans
la capitale française. 
    
    * La hausse des valeurs pétrolières et cycliques a compensé
la baisse des valeurs des transports et loisirs 
(-1,31%), les plus touchées par ce type d'événements avec celles
du luxe. 
        
    * ACCORHOTELS (-4,71% à 39,52 euros) a accusé la
plus forte baisse du CAC 40, le groupe hôtelier étant le plus
exposé à la France (29% de ses 143.000 chambres à la fin du 1er
semestre, selon Bryan Garnier). ELIS, leader de
l'entretien de linge et d'équipements d'hygiène, a perdu 4,52% à
14,56 euros.
    Dans le transport, AIR FRANCE-KLM a chuté de 5,67%
à 6,405 euros,  AEROPORTS DE PARIS de 3,73% à 107,05
euros, EUROTUNNEL de 3,04% à 11,95 euros.
   Dans le luxe, LVMH a abandonné 1,39% à 160,15 euros
et KERING a cédé 0,70% à 164,15 euros. Hors CAC,
HERMÈS a perdu 1,35% à 328,05 euros.
   
    * Les BANCAIRES (-0,43%) ont accusé la deuxième 
plus forte baisse sectorielle en Europe. CREDIT AGRICOLE
 a perdu 1,79% à 10,99 euros, BNP PARIBAS 
1,14% à 55,5 euros, SOCIETE GENERALE 1,03% à 43,41
euros.
  
    * A l'inverse, THALES a gagné 3,3% à 67,7 euros,
le groupe d'électronique de défense étant soutenu par la
perspective d'un renforcement des frappes françaises en Syrie
après les attaques de Paris. Perspectives qui n'ont pas profité
à l'action AIRBUS GROUP (-0,11% à 63,46 euros), le
groupe s'étant vu infliger par l'Allemagne une amende de 13
millions d'euros pour un retard de livraison de deux A400M,
selon des documents consultés par Reuters. 
    * SAFT a gagné 3,31% à 26,83 euros, le groupe ayant
 annoncé viser désormais pour 2019 un chiffre d'affaires
supérieur à 900 millions d'euros et une marge brute
d'exploitation (Ebitda) supérieure à 16% en 2019.
 

     * VIVENDI a perdu 1,2% à 19,705 euros. Des
analystes, dont ceux de Finalabo, constatent qu'aux cours
actuels, le titre se traite 37,6 fois le BPA 2015 attendu par le
consensus et qu'il est "survalorisé".
    
    * EDF a perdu 1,31% à 14,73 euros, pénalisé par une
étude de Standard & Poor's selon laquelle les provisions
nécessaires à la réduction du nucléaire dans la production
d'électricité pourrait peser sur la qualité de crédit des
fournisseurs d'électricité en Europe. (La dépêche en anglais: 
 )
 
    * Les PÉTROLIÈRES (+1,02%) ont profité de la
remontée des cours du brut et signé la plus forte hausse
sectorielle en Europe.
   TOTAL a gagné 0,77% à 44,775 euros, TECHNIP
 0,64% à 47,42 euros.
    Hors CAC 40, CGG a grimpé de 2,2% à 3,164 euros,
bénéficiant de surcroît d'un relèvement de recommandation de
Canaccord Genuity, passé à l'achat sur le titre. 
    
    Pénalisées récemment par les craintes sur la croissance
mondiale, de nombreuses valeurs cycliques ont gagné du terrain. 
    VALEO (+1,66% à 140,45 euros) a signé la plus
forte hausse du CAC 40. MICHELIN a pris 1,12% à 92,97
euros, SCHNEIDER ELECTRIC 1,04% à 56,44 euros et
ALCATEL-LUCENT 1,02% à 3,68 euros.
    
    * GENFIT a fait un bond de 8,93% à 44,30 euros, 
plus forte hausse du SBF 120, après avoir annoncé le
lancement d'ici à la fin de l'année de l'étude de phase 3 de son
traitement contre la NASH dans le cadre d'une procédure
d'approbation accélérée qui pourrait conduire à une
commercialisation du traitement en 2019. 
    
    * NANOBIOTIX a perdu 2,73% à 16,42 euros après
avoir fait état d'un chiffre d'affaires de 140.816 euros sur les
neuf premiers mois de l'année contre 140.570 euros un an plus
tôt. (Le communiqué: reut.rs/1Msz95r)
    
   * PARROT a décroché de 6,42% à 36,6 euros après
l'annonce d'un projet d'augmentation de capital de 270 à 300
millions d'euros destiné à "consolider son leadership sur les
marchés des drones grand public et des drones professionnels".
 
    

 (Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez)