BOURSE-Renault en hausse,Paris serait prêt à une fusion avec Nissan-JDD

lundi 2 novembre 2015 09h29
 

PARIS, 2 novembre (Reuters) - L'action Renault signe la plus forte des rares hausses de l'indice CAC 40 lundi matin dans les premiers échanges en Bourse, après que le Journal du Dimanche a rapporté que l'Etat français serait prêt à une fusion entre le constructeur français et son partenaire japonais Nissan.

L'action Renault profite également de la publication de résultats de Nissan Motor, qui a relevé de 8% sa prévision de bénéfice d'exploitation annuel au vu d'un deuxième trimestre meilleur que prévu grâce au marché nord-américain.

A 09h23, le titre Renault gagne 1,63% à 87,13 euros quand le CAC 40 recule de 0,42% et que l'indice Stoxx du secteur automobile européen abandonne 0,29%.

L'État français n'est pas opposé à une vraie fusion au sein d'une seule société entre Renault et Nissan, le statu quo ne pouvant plus durer, a rapporté dimanche le JDD citant une source proche de Bercy.

"Rien n'est à l'étude, mais les schémas sont regardés par les banquiers depuis plusieurs années. L'un d'eux consisterait à créer une société unique où cohabiteraient les actionnaires japonais de Nissan et ceux de Renault, et l'État français au premier chef. Le groupe pourrait être basé aux Pays-Bas, comme l'est l'alliance actuellement, et serait dirigé par une seule personne, Carlos Ghosn étant incontournable", poursuit l'hebdomadaire.

Des sources gouvernementales et proches de Renault et Nissan ont indiqué dernièrement à Reuters que le groupe japonais avait proposé de modifier de fond en comble les termes de son alliance avec le français en montant au capital de Renault et en mettant ainsi fin à sa prépondérance héritée du montage de 2002.

"C'est clairement une bonne chose pour l'action, une fusion complète permettrait de simplifier les choses entre les deux groupes, même si un tel rapprochement semble davantage un plan politique à moyen terme", commente un trader en poste à Paris.

Contacté par Reuters, Renault n'a fait aucun commentaire. (Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)