Tel. Italia-Macron ne voit pas d'hostilité dans l'entrée de Niel

vendredi 30 octobre 2015 18h01
 

PARIS, 30 octobre (Reuters) - Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a dit vendredi ne pas voir de caractère hostile dans l'irruption de Xavier Niel, le fondateur d'Iliad, dans Telecom Italia, un groupe dans lequel Vivendi s'est invité lui aussi au capital.

"Je comprends que ce sont des montées au capital, je n'en vois pas à ce stade le caractère hostile, en tout cas il n'a pas été annoncé comme tel", a-t-il dit à la presse.

Emmanuel Macron, qui s'exprimait après une réunion avec les opérateurs télécoms français à Bercy, a indiqué ne pas vouloir commenter "les choix d'investisseurs privés" même s'il s'est félicité "du dynamisme des entrepreneurs français et de leur esprit de conquête, parce que c'est bon pour le pays".

Xavier Niel a fait irruption cette semaine dans Telecom Italia via l'achat d'options et d'autres positions qui lui donnent potentiellement 15,1% du capital de l'opérateur italien. ( )

La Consob, le gendarme de la Bourse de Milan, a indiqué jeudi qu'elle allait vérifier si le fondateur d'Iliad agissait de concert avec Vivendi, qui lui a accumulé ces derniers mois une participation de plus de 20% dans Telecom Italia. ( )

A la question de savoir si le gouvernement italien l'avait contacté sur ces questions, Emmanuel Macron a répondu : "Non, mon homologue italien ne m'a pas appelé sur ce sujet. Il ne s'agit pas en l'espèce de compagnies publiques, il s'agit d'entrepreneurs privés. Quand un entrepreneur privé investit en France, j'appelle rarement mes homologues étrangers." (Gregory Blachier, édité par Yann Le Guernigou)