RPT-Macron n'exclut pas une cession de titres Renault en 2016-presse

jeudi 29 octobre 2015 22h38
 

(Répétition mastic §1)

PARIS, 29 octobre (Reuters) - Le gouvernement français n'exclut pas de céder des titres Renault en 2016 pour revenir à 15,01% du capital du constructeur automobile français, déclare Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, dans une interview au journal Les Echos jeudi.

Conformément aux souhaits de l'Etat français d'aller vers un approfondissement de l'alliance Renault-Nissan, Emmanuel Macron prône davantage d'intégration entre les deux constructeurs automobiles.

"Notre vision stratégique, pleinement partagée avec Carlos Ghosn, est d'aller vers plus d'intégration entre les deux entités", explique le ministre.

"Il faut définir les modalités de ce rapprochement, et cela reste à écrire. C'est une question industrielle et stratégique, la question actionnariale viendra le moment venu."

Interrogé sur une possible cession d'actions Renault par l'Etat en 2016, Emmanuel Macron répond: "C'est une possibilité, ce n'est pas arrêté".

"Lorsque nous serons en situation de préserver nos intérêts patrimoniaux, nous le ferons. Pour retourner, comme promis, exactement à notre niveau antérieur, soit 15,01%", ajoute le ministre.

Plusieurs sources gouvernementales et proches des deux constructeurs automobiles ont dit à Reuters que Nissan avait proposé de modifier en profondeur les termes de son alliance avec Renault en montant au capital du constructeur français et en mettant ainsi fin à sa prépondérance héritée du montage de 2002.

Dernier rebondissement en date dans le bras de fer que se livrent en coulisse Nissan et l'Etat français, les deux principaux actionnaires de Renault, Hiroto Saikawa, représentant du constructeur japonais au conseil d'administration du groupe français, a fait circuler le mois dernier une proposition de rééquilibrage de l'alliance avec Renault.   Suite...