BOURSE-Une vague d'avertissements liée aux USA lourdement sanctionnée

jeudi 29 octobre 2015 10h43
 

PARIS, 29 octobre (Reuters) - Les investisseurs sanctionnent jeudi matin une vague d'avertissements sur résultats lancés par plusieurs grosses entreprises françaises, comme Saint-Gobain et STMicroelectronics, dans un contexte de difficulté économique, notamment en Amérique du Nord.

Saint-Gobain a ainsi revu en baisse plusieurs de ses objectifs 2015, l'amélioration espérée dans la construction en France ne s'étant pas matérialisée au troisième trimestre, période marquée également par une chute des ventes dans l'industrie du pétrole et du gaz aux Etats-Unis.

STMicroelectronics a également abaissé ses prévisions pour la fin de l'année en raison de la conjoncture et a remis à début 2016 sa décision finale sur sa division Groupe Produits numériques (DPG), qu'il veut réformer.

Le groupe a également fait état d'un chiffre d'affaires net de 1,76 milliard de dollars (1,61 milliard d'euros), alors que les analystes attendaient en moyenne 1,81 milliard de dollars, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

De son côté, Mersen a de nouveau abaissé ses prévisions annuelles à cause d'une dégradation du climat économique en Europe et d'une activité toujours décevante en Amérique du Nord.

Le spécialiste des matériaux en graphite s'attend désormais à une baisse organique de 2% à 3% de son chiffre d'affaires en 2015, qu'il attendait jusqu'ici stable, et à une marge opérationnelle courante d'environ 7,5% contre 8,6% annoncé précédemment.

"Les entreprises souffrent, et pas seulement en Chine comme on a voulu nous le dire jusqu'ici. On voit bien qu'en Amérique, les choses sont également compliquées", commente un gérant de portefeuille en poste à Paris.

A 10h29, l'action Saint-Gobain (-6,04% à 37,05 euros) accuse la plus forte baisse de l'indice CAC 40 (-0,78%), quand STMicro perd 5,98% à 6,088 euros et Mersen 9,41% à 17,03 euros.

En revanche, Schneider Electric progresse de 2,0% à 55,04 euros bien que le groupe ait aussi abaissé une nouvelle fois ses objectifs annuels en raison du ralentissement des investissements pétroliers aux Etats-Unis et d'un effet de change qui s'annonce moins favorable que prévu.   Suite...