France-La demande de logements neufs marque le pas-Insee

mardi 27 octobre 2015 12h58
 

PARIS, 26 octobre (Reuters) - L'amélioration de la demande de logements neufs a subi un coup d'arrêt au troisième trimestre en France, les promoteurs faisant état d'un léger repli après neuf mois de fort rebond, selon l'enquête trimestrielle de conjoncture dans le secteur publiée mardi par l'Insee.

Même s'il est bien au-dessus des plus bas touchés il y a un an, le solde d'opinion des promoteurs sur l'état de la demande reste très éloigné de sa moyenne de long terme, un niveau qu'il n'a pas atteint depuis cinq ans, souligne l'institut.

De même, les soldes d'opinion sur les perspectives de mises en chantier pour les trois prochains mois se replient - légèrement pour les logements destinés à la vente, plus fortement pour ceux destinés à la location - après s'être eux aussi nettement redressés depuis le début de l'année.

Toujours selon l'Insee, les promoteurs sont presque aussi nombreux que dans la précédente enquête, publiée en juillet, à signaler une baisse de leur stock de logements invendus mais moins nombreux à faire état d'une baisse des prix moyens des logements mis en vente.

Dans son enquête trimestrielle sur la conjoncture dans l'artisanat du bâtiment publiée séparément, l'Insee fait état d'un climat qui se dégrade à nouveau après la légère embellie constatée depuis le début de l'année.

Les chefs d'entreprises du secteur sont ainsi plus nombreux que dans la précédente enquête à annoncer une baisse de leur activité sur la période récente et, dans une moindre mesure, pour les trois prochains mois.

Ils sont un peu plus optimistes sur les perspectives globales du secteur mais à un niveau bien inférieur à sa moyenne de long terme.

Une troisième enquête trimestrielle de l'Insee sur les travaux publics fait état d'une nette amélioration des perspectives du secteur, avec un niveau qui repasse au-dessus de sa moyenne de long terme.

Mais les contraintes de production y restent très faibles, seules 3% des entreprises déclarant être limitées par une insuffisance de main d'oeuvre contre 15% en moyenne sur long période.   Suite...