Telecom Italia va reparler avec Metroweb sur le réseau haut débit

vendredi 16 octobre 2015 20h39
 

MILAN, 16 octobre (Reuters) - Telecom Italia a annoncé vendredi son intention de reprendre les négociations avec le fournisseur de fibres optiques Metroweb en vue de construire un réseau en Italie.

Un projet de 12 milliards d'euros visant à connecter 85% de la population à un réseau de fibre optique d'ici six ans du président du Conseil Matteo Renzi s'est heurté à des désaccords sur le rôle de Telecom Italia et notamment la part qu'il peut prendre dans le capital de Metroweb, actuellement controlé par l'établissement public Cassa Depositi e Prestiti (CDP).

Toutefois, les deux premiers actionnaires de Metroweb -- le fonds spécialiste des infrastructures F2i et CDP -- ont envoyé une lettre à Telecom Italia la semaine dernière ouvrant tout grand la porte du capital de Metroweb au groupe de télécoms, a rapporté une sources proche du dossier.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son conseil d'administration de vendredi, Telecom Italia dit avoir examiné la nouvelle proposition de F2i et CDP, sans en préciser le contenu. Il a ajouté que le conseil avait décidé de reprendre les discussions avec les deux actionnaires de Metroweb "en ce qui concerne la possibilité de partager un programme d'investissement dans le réseau de fibre optique à très haut débit pour les particuliers FTTH ("fibre-to-the home").

Le gouvernement Renzi s'est engagé à investir sept milliards d'euros pour développer ce réseau, le reste devant être apporté par le secteur privé.

Mais Telecom Italia craint que le passage au très haut débit ne rende son propre réseau vieillissant caduque et veut réaliser des investissements uniquement là où ils seraient rentables.

Le projet pourrait également rencontrer un autre obstacle, venant des concurrents de Telecom Italia, le groupe brit&annique Vodafone et Wind (du groupe Vimpelcom ), qui devraient s'élever contre tout projet plaçant l'ancien monopole des télécoms en Italie en position dominante, ce qui pourrait d'ailleurs être empêché par les autorités antitrust. (Silvia Aloisi, Juliette Rouillon pour le service français)