ENQUÊTE-Le ralentissement économique mondial menace de durer

jeudi 15 octobre 2015 15h02
 

* Pour les données détaillées de l'enquête : reuters://realtime/verb=Open/url=cpurl://apps.cp./Apps/econ-polls?RIC=USGDPQP

par Ross Finley et Rahul Karunakar

LONDRES/BANGALORE, 15 octobre (Reuters) - Le ralentissement de l'économie mondiale risque de se prolonger l'année prochaine et la désinflation de persister plus longtemps encore, selon la grande majorité des près de 300 économistes interrogés par Reuters à travers le monde dans le cadre d'une enquête trimestrielle.

Cette mise en garde, émanant d'analystes qui se sont souvent montrés trop optimistes dans leurs prévisions sur la reprise depuis la crise financière de 2008, intervient en dépit du maintien de politiques monétaires ultra-accommodantes par la plupart des grandes banques centrales depuis plus de cinq ans.

Après le report le mois dernier par la Réserve fédérale américaine de la hausse de ses taux directeurs, justifié par les inquiétudes sur l'économie mondiale, et en particulier sur la Chine, la stimulation monétaire devrait se prolonger encore à l'échelle mondiale.

Les quelques économies qui ont redressé la tête cette année -- qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la zone euro ou de la Grande-Bretagne -- sont désormais confrontées à une demande mondiale déclinante et elles auront du mal à maintenir leur rythme de reprise, montre l'enquête.

"De manière inquiétante, l'horizon semble de plus en plus se boucher pour les zones qui se sont montrées les plus résistantes, les Etats-Unis et l'Europe", prévient Christian Keller, responsable de la recherche économique de Barclays dans une note intitulée "En route pour le marasme".

Ces inquiétudes se retrouvent dans les enquêtes Reuters sur les prix des actifs, qu'il s'agisse des actions, des taux obligataires, des matières premières et des prix du pétrole ou encore des devises émergentes, toutes orientées à la baisse.

Si les prévisionnistes s'attendent toujours à une année 2016 meilleure que la précédente, ils n'ont cessé de revoir à la baisse leurs anticipations depuis le début de l'année, à l'instar d'organisations internationales comme le Fonds monétaire international ou l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).   Suite...