Les dirigeants de la chaîne Numéro 23 défendent sa vente

mardi 13 octobre 2015 19h12
 

PARIS, 13 octobre (Reuters) - Pascal Houzelot et les autres dirigeants de sa chaîne de TNT gratuite Numéro 23 ont défendu mardi devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) leur projet de vente de la chaîne au groupe NextRadio TV, qui possède déjà plusieurs canaux de diffusion dont les chaînes BFMTV, BFM Business et RMC Découverte, ainsi que la radio RMC.

Si le CSA a déjà jugé en juillet que la vente de Numéro 23 au groupe d'Alain Weill n'aurait pas d'effets anticoncurrentiels sur le marché, le rachat de la dernière chaîne indépendante de la TNT avait fait naître une polémique autour de la spéculation sur l'attribution de fréquences.

Les députés ont adopté en septembre des amendements pour taxer les ventes de fréquences quand elles ont lieu seulement quelques années après leur attribution, et refuser les cessions si les diffuseurs n'ont pas respecté le cahier des charges de la chaîne.

Pascal Houzelot a reconnu "l'impact médiatique et émotionnel" qu'avait eu l'annonce, début avril, du rachat de sa chaîne pour 88,3 millions d'euros, alors que son attribution en 2011 avait été gratuite.

Le dirigeant de Numéro 23 avance que près de 50 millions d'euros ont été investi dans la chaîne. Selon lui, celle-ci a souffert de revenus publicitaires ternes ces dernières années.

Sa régie, tenue par TF1, a selon Pascal Houzelot annoncé dès janvier 2015 qu'elle ne souhaitait pas continuer sa collaboration avec lui après 2016, ce qui l'aurait poussé à accepter la proposition d'Alain Weill.

TF1 n'a pas pu être joint dans l'immédiat.

Sur le respect du cahier de charges, le CSA avait attaqué deux points lors de son étude d'impact. La chaîne doit diffuser un certain nombre de films français. Née d'un projet mettant en avant la diversité, elle doit également mettre en avant des films venus de régions du globe moins représentées (Afrique, Amérique du Sud...).

Contrairement au CSA, les dirigeants de la chaîne estiment avoir rempli cette dernière partie du contrat, car ils jugent que certains films ont été exclus du décompte pour des raisons techniques.   Suite...