Grèce-Les créanciers s'opposent au plan d'Athènes pour ADMIE

vendredi 9 octobre 2015 11h20
 

ATHENES, 9 octobre (Reuters) - Les créanciers internationaux de la Grèce s'opposent à un plan proposé par Athènes visant à contourner la privatisation de l'opérateur de réseau électrique ADMIE, opération qui est une des conditions imposées au pays en échange de son troisième plan d'aide, rapporte vendredi le journal Kathimerini.

Selon ce plan, la Grèce doit lancer ce mois-ci la cession de sa part de 66% dans ADMIE ou trouver un autre moyen de libéraliser le marché de l'électricité du pays.

Cette privatisation figure sur la liste des mesures à mettre en oeuvre pour passer le test de la première inspection du plan d'aide permettant de débloquer de nouvelles tranches d'aide.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras veut démanteler ADMIE, en laissant dans les mains du public les infrastructures de transmission d'électricité et en vendant le reste à des investisseurs privés.

Ni les créanciers, ni Athènes, n'ont dit combien devait rapporter la vente d'ADMIE. A ce stade, le programme de privatisations a rapporté quelque quatre milliards d'euros alors que, en 2011, un objectif de 50 milliards d'euros de ventes d'actifs d'Etat d'ici 2015 avait été fixé.

Selon Kathimerini, des représentants des créanciers ont rencontré jeudi des responsables du ministère de l'Energie, du régulateur du marché de l'énergie et du groupe PPC, numéro un grec de l'électricité, propriétaire d'ADMIE.

Le journal ajoute qu'il a été demandé à la Grèce de revoir sa copie. Un responsable du ministère de l'Energue a confirmé la rencontre avec les créanciers, disant qu'Athènes travaillait avec eux "dans le sens d'un plan alternatif". (Angeliki Coutantou, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Juliette Rouillon)