LEAD 1--Le Québec prêt à l'entrée d'un étranger dans Bombardier

mercredi 7 octobre 2015 23h00
 

(Actualisé avec déclarations du ministre québecois de l'Economie, cours, sources)

MONTREAL/TORONTO, 7 octobre (Reuters) - Le gouvernement du Québec s'est déclaré mercredi disposé à voir un investisseur étranger entrer au capital de Bombardier, après l'échec des discussions entre le constructeur ferroviaire et aéronautique et Airbus en vue d'une cession de la majorité du capital de son programme d'avion CSeries.

Airbus a mis fin aux discussions avec Bombardier en vue de son implication dans le programme CSeries qui subit ainsi un nouveau revers dans ses efforts pour percer sur le marché mondial des avions d'une capacité de plus de 100 places.

Interrogé sur la possibilité d'un investissement étranger dans Bombardier, le ministre Jacques Daoust a laissé entendre que voir la majorité du capital du groupe détenue par des intérêts étrangers n'était pas inconcevable.

"Regardez la propriété des fleurons québécois qui sont cotés en Bourse, a-t-il dit à la presse. Vous allez vous apercevoir qu'ils ne sont pas majoritairement détenus par des Québécois."

Il a précisé que le plus important à ses yeux était que le siège de l'entreprise reste à Montréal.

A la Bourse de Toronto, l'action Bombardier a chuté de 13% vendredi, terminant la journée à 1,54 dollar canadien, au lendemain de l'annonce de la fin des discussions avec Airbus.

Le titre avait terminé en hausse de 15% mardi à la suite des informations de Reuters sur ces pourparlers.

"Globalement, nous voyons le fait que Bombardier ait approché Airbus comme un facteur négatif car il suggère de sérieux problèmes de financement ou de ventes des CSeries", écrit l'analyste de Canaccord David Tyerman à ses clients.   Suite...