AVANT-PAPIER-Wall Street garde un oeil sur la planète, l'autre sur les taux

lundi 5 octobre 2015 06h00
 

(Répétition sans changement d'une dépêche transmise dimanche)

NEW YORK, 5 octobre (Reuters) - Wall Street fonctionnera cette semaine encore en mode mixte en continuant de s'inquiéter pour la santé de l'économie mondiale tout en suivant son feuilleton préféré sur le calendrier du relèvement des taux d'intérêt aux Etats-Unis.

Moins centrée sur elle-même depuis quelque temps en raison du ralentissement brutal de la croissance chinoise et des turbulences qu'il entraîne sur les marchés financiers, la Bourse de New York se branchera sur la réunion du Fonds monétaire international qui se tiendra du 9 au 11 octobre à Lima.

Le FMI, qui a déjà fait savoir par la voix de sa directrice générale, Christine Lagarde, qu'il allait revoir à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, devrait à nouveau se pencher sur l'impact sur les économies développées des remous qui agitent les pays émergents, à commencer par la Chine.

Wall Street, qui a aussi des soucis plus purement américains, a fini vendredi en hausse de plus de 1% grâce à un net rebond de l'énergie et des ressources de base après avoir perdu plus de 1,5% en séance dans la foulée de statistiques, chiffres de l'emploi en tête, jugées décevantes.

La progression de vendredi a permis aux trois indices de finir la semaine dans le vert, avec un gain hebdomadaire de 1% pour le Dow Jones et le S&P 500, qui mettent ainsi fin à une série de deux baisses hebdomadaires d'affilée, et une progression de 0,5% pour le Nasdaq.

Toujours nerveuse et volatile, la Bourse de New York, qui vient de boucler son plus mauvais trimestre depuis 2011, épluchera jeudi les "minutes" de la réunion de politique monétaire de septembre de la Réserve fédérale.

Moins exposée à la Chine que d'autres, ne serait-ce parce qu'elle dépend essentiellement de la demande intérieure et relativement peu des exportations, l'économie américaine ne cesse de s'interroger sur le moment que choisira la Fed pour resserrer sa politique monétaire.

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