Grèce-Tout doit être fait pour trouver un compromis, dit Sarkozy

mercredi 8 juillet 2015 21h15
 

PARIS, 8 juillet (Reuters) - "Tout doit être fait pour trouver un compromis" entre la Grèce et ses créanciers, mais celui-ci ne doit pas menacer la "crédibilité" des pays de la zone euro, a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy.

La Grèce a promis de présenter jeudi au plus tard des propositions de réformes de son économie pour obtenir une nouvelle aide de ses créanciers, avec le soutien de la France qui a promis de "tout faire" pour éviter un "Grexit".

"Tout doit être fait pour trouver un compromis, je partage ce point de vue exprimé par Monsieur Hollande et par Monsieur Valls", a déclaré Nicolas Sarkozy sur TF1.

"Mais il y a une ligne rouge, c'est que le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 18 autres pays membres de la zone euro", a-t-il ajouté.

Le président du parti Les Républicains a estimé qu'il n'y avait "que des mauvaises solutions" à la crise grecque, et qu'il s'agissait d'éviter "la destruction de la zone euro".

"Le plus important aujourd'hui à faire, et je suis étonné que le président de la République française ne le propose pas, c'est de préparer le plan B. Qu'est-ce qu'on fait si le drame arrive et si la Grèce sort ? ", a-t-il dit, plaidant pour une modernisation de la zone euro.

Dans Le Figaro à paraître jeudi, l'ancien Premier ministre François Fillon plaide lui aussi pour un "pilotage économique de la zone euro" et met en garde, comme Nicolas Sarkozy, contre un accord qui viendrait sans garanties côté grec.

"La seule voie constructive est un accord équilibré, qui comprend un nouveau plan de soutien, en échange de réformes structurelles sérieuses", dit le député LR, qui fustige au passage l'attitude de François Hollande, qui met selon lui "en péril" les négociations en envoyant des "messages contradictoires" à l'Allemagne et à la Grèce.

Le Premier ministre Manuel Valls a estimé mercredi devant l'Assemblée nationale qu'un "Grexit" serait un "aveu d'impuissance" lourd de conséquences politiques, économiques et géostratégiques pour toute l'Europe, pouvant aller jusqu'à la dislocation de l'Union européenne. (Chine Labbé, édité par Tangi Salaün)