La France prête à intercéder pour la Grèce si elle est "sérieuse"

lundi 6 juillet 2015 10h04
 

* Paris appelle à respecter le vote du peuple grec

* C'est au gouvernement grec de faire des propositions-Sapin

* Le fil du dialogue est jugé ténu

PARIS, 6 juillet (Reuters) - La France est prête à intercéder en faveur d'une reprise des négociations entre la Grèce et ses créanciers, après le "non" des Grecs au plan européen "argent frais contre réformes", mais à condition qu'Athènes fasse des propositions "sérieuses".

Les suites à donner à ce "non" massif (61%) seront au coeur d'un entretien lundi en fin d'après-midi entre François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays a adopté jusqu'ici une attitude beaucoup plus rigide à l'égard d'Athènes.

Au lendemain du référendum grec, les dirigeants français insistent sur la nécessité de respecter ce vote mais aussi sur l'obligation pour le gouvernement d'Alexis Tsipras de sortir d'une opposition stérile aux propositions qui lui sont faites.

Les bases d'un dialogue existent mais c'est à Athènes de "démontrer qu'elle prend au sérieux ce dialogue", a ainsi dit le ministre des Finances, Michel Sapin, sur Europe 1.

"Le peuple s'est exprimé, il faut respecter ce vote", a-t-il déclaré. "Mais le vote lui-même ne règle rien de manière automatique (...) A partir de là c'est au gouvernement grec de faire des propositions".

Michel Sapin a laissé entendre que les créanciers de la Grèce pourraient, en contrepartie, tenir compte du poids de la dette grecque et faire ainsi un pas vers les revendications d'Alexis Tsipras et de son gouvernement, qui exigent que la question de l'endettement fasse partie d'un accord.   Suite...