LEAD 1-Allemagne-Exaspération après le "non" grec, Merkel silencieuse

dimanche 5 juillet 2015 23h23
 

BERLIN, 5 juillet (Reuters) - Les responsables politiques et économiques allemands n'ont pas caché leur exaspération dimanche après le rejet par référendum des propositions faites à Athènes par les créanciers internationaux, allant pour certains jusqu'à juger une sortie de la Grèce de la zone euro désormais inévitable.

La chancelière allemande Angela Merkel, qui n'a fait aucune déclaration, s'est entetenue avec le président français François Hollande et a convenu avec lui de demander la tenue d'un sommet de la zone euro sur la Grèce, qui se déroulera mardi.

Le ministre allemand de l'Economie a jugé difficile d'engager des négociations sur un nouveau plan d'aide à Athènes.

Estimant que le Premier ministre grec acculait ses concitoyens au désespoir, Sigmar Gabriel, par ailleurs vice-chancelier, a estimé qu'Alexis Tsipras avait coupé les derniers ponts par lesquels un compromis avec l'Europe aurait pu être trouvé.

"Avec le rejet des règles de la zone euro(...), des négociations sur un plan d'aide se chiffrant en milliards est difficilement concevable", a dit Gabriel, leader du SPD (sociaux-démocrates), qui gouverne en coalition avec les conservateurs de la chancelière Angela Merkel.

Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, lui aussi membre du parti social-démocrate, a déclaré qu'il fallait accepter le résultat du référendum grec et que la balle était déormais dans le camp d'Athènes.

"LA VOIE DE L'ISOLEMENT"

Le vice-président du groupe conservateur CDU-CSU au Bundestag, Michael Fuchs, a estimé qu'Alexis Tsipras avait provoqué un "désastre" et qu'il devait maintenant "ramasser les morceaux".   Suite...