July 4, 2015 / 1:34 PM / in 2 years

France-Pour Sarkozy, la zone euro, pas la Grèce, est la priorité

3 MINUTES DE LECTURE

LA FERTE-IMBAULT, Loir-et-Cher, 4 juillet (Reuters) - Quel que soit le résultat du référendum grec, dimanche, sur le plan de sauvetage financier de la Grèce, l'Union européenne devra se doter rapidement d'un gouvernement économique, a déclaré samedi l'ancien président français Nicolas Sarkozy.

Il était l'invité d'honneur, dans le Loir-et-Cher, de la Fête de la Violette, le rassemblement annuel de la Droite Forte, courant conservateur du parti Les Républicains (LR)

"Aujourd'hui, la question est moins de savoir comment sauver la Grèce que les 18 autres pays de la zone Euro", a-t-il déclaré devant environ 4.00O sympathisants et militants.

"Quelle que soit la décision des Grecs, je demande que soit convoqué un sommet des chefs d'Etats de la zone euro sans tarder et que nous décidions à 18 ou 19 de tirer les conséquences de tout ce qu'il s'est passé depuis la création de la monnaie unique", a-t-il poursuivi.

"Il faut un gouvernement économique à l'Europe (...) pour poser les conditions d'une harmonisation de nos politiques économiques. Ça doit être fait vite et sur la base d'un axe franco-allemand indestructible."

Nicolas Sarkozy a fustigé le gouvernement grec d'Alexis Tsipras, qui a appelé les Grecs à voter "non" au plan "argent frais contre réformes" proposé par les créanciers d'Athènes.

"Avec Mme (Angela) Merkel, nous avons tout fait pour que la Grèce ne sombre pas", a-t-il dit, en se référant à la première crise de la dette grecque, dans les années 2010-2012.

"Mais il y a eu un fait nouveau (...) c'est que la Grèce s'est dotée d'un premier ministre qui ne partage aucune de nos valeurs", a-t-il poursuivi. "Un homme qui dit au créanciers qu'il a peu à faire de ce qu'ils pensent."

L'ancien président de la République a regretté qu'il n'existe à Athènes ni un "plan A, ni un plan B".

"Mais moi je veux dit au premier ministre grec, prenez garde monsieur, parce que les créanciers, ce sont les contribuables français et européens", a-t-il lancé. "Vous n'avez pas le droit de les insulter et vous n'avez pas le droit de fuir les responsabilités qui sont les vôtres."

Nicolas Sarkozy est également revenu sur la politique intérieur française et a évoqué les conditions, selon lui, d'une victoire de son parti lors de l'élection présidentielle de 2017.

"La seule chance de l'alternance, c'est nous", a dit le président de LR, dont le principal concurrent, pour représenter la droite à la présidentielle, est le maire de Bordeaux, Alain Juppé, qui a été son ministre.

"Il va falloir se serrer les coudes. Il va falloir mettre de côté les concurrences, les divergences, parce que mon ambition, c'est qu'il n'y ait qu'un seul candidat à la présidentielle au nom de la droite républicaine et du centre. Un, pas deux."

Il a assuré n'avoir, pour sa part, "aucun adversaire" dans sa famille politique. (Mourad Guichard, édité par Emmanuel Jarry)

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