SYNTHESE-Avant le référendum en Grèce, Tsipras rejette les mises en garde

vendredi 3 juillet 2015 18h27
 

* Le Premier ministre grec confirme son appel à voter "non"

* Alexis Tsipras évoque le "chantage" de ses créanciers

* La justice confirme la légalité du scrutin

* Les Européens continuent à faire pression

par Lefteris Karagiannopoulos et George Georgiopoulos

ATHENES, 3 juillet (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est voulu rassurant vendredi à propos du référendum de dimanche, estimant que l'avenir de la Grèce dans la zone euro n'était pas lié au vote et que les négociations avec les créanciers internationaux de la Grèce se poursuivraient après la consultation.

Les Grecs doivent dire dimanche s'ils approuvent ou non le plan de sauvetage "argent frais contre réformes" mis au point par les créanciers de la Grèce. Les sondages donnent le "oui" et le "non" au coude à coude. Certains observateurs estiment qu'un "non" obligerait la Grèce à sortir de la zone euro.

Dans une allocution télévisée au dernier jour de la campagne référendaire, Alexis Tsipras a de nouveau appelé les Grecs à voter "non". Le chef du gouvernement de la gauche radicale estime qu'un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la dette de la Grèce publié jeudi, qui estime que la dette grecque ne pourra être remboursée sans annulation massive, justifie le rejet par son gouvernement des propositions des créanciers du pays.

"Ce qui est en jeu dimanche n'est pas l'adhésion de la Grèce à l'Europe, ce qui est en jeu est (de savoir) si le chantage nous conduira à accepter la poursuite d'une politique que les créanciers eux-mêmes reconnaissent comme une impasse", a lancé le chef du gouvernement.   Suite...