Grèce-Quatre élus se désolidarisent de la coalition au pouvoir

jeudi 2 juillet 2015 23h04
 

ATHENES, 2 juillet (Reuters) - Le référendum prévu dimanche sur l'accord de sauvetage de la Grèce "réformes contre argent frais" a entraîné les premières fissures dans la coalition qui soutient le gouvernement du Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Quatre députés du parti des Grecs indépendants (droite souverainiste) dont Syriza, le parti de la gauche radicale du Premier ministre, a besoin des voix pour gouverner, ont fait défection en 24 heures en demandant de voter "oui".

"Bien que ces mesures soient douloureuses - je ne sais même pas si les Grecs pourront les supporter - un 'non' débouchera sur la (réintroduction de) la drachme, ce qui signifierait la destruction immédiate du pays, chose à laquelle je ne peux pas consentir", a déclaré Costas Damavolitis à la télévision grecque.

Un autre dissident, Vassilis Kokkalis a déclaré pour sa part qu'il n'avait pas été élu pour fermer les banques et a appelé à l'annulation du référendum. Son collègue Dimitris Kammenos a déclaré que le rôle de la Grèce en Europe n'était "pas négociable".

Ces défections ne sont pas suffisantes pour mettre en danger le gouvernement à trois jours d'une consultation qui pourrait décider de l'avenir du pays au sein de la zone euro.

Mais Alexis Tsipras et le chef des Grecs indépendants, Panos Kammenos, ont fait en sorte de ressouder la coalition, qui ne tient depuis le début que par un refus partagé de l'austérité imposée par les créanciers étrangers.

Costas Damavolitis a été exclu de son groupe parlementaire et a ensuite renoncé à son siège.

Puis Alexis Tsipras et Panos Kammenos, qui est également ministre de la Défense, ont fait une démonstration d'unité lors d'une conférence de presse commune lors de laquelle Tsipras a réaffirmé qu'il serait ferme contre toute tentative de ses créanciers de réduire les forces armées grecques. (Lefteris Papadimas et Renee Maltezou; Danielle Rouquié pour le service français)