France-La Grèce nouveau prétexte à un affrontement gauche-droite

mercredi 1 juillet 2015 17h02
 

* Valls juge des propos de Sarkozy "irresponsables"

* Pour Sarkozy, la priorité est de protéger la zone euro

* L'exécutif socialiste ne comprend plus Alexis Tsipras

PARIS, 1er juillet (Reuters) - Après l'économie, le chômage et la lutte contre le terrorisme, la Grèce offre à l'exécutif et à l'opposition en France un nouveau prétexte d'affrontement sur l'analyse de la crise, ses conséquences et l'attitude à adopter vis-à-vis d'Athènes.

Elle a ainsi donné lieu mercredi à un affrontement à distance entre Nicolas Sarkozy, qui a profité d'une longue interview dans Le Monde pour faire la leçon à son successeur, François Hollande, et le Premier ministre, Manuel Valls.

"Je ne partage pas l'avis de M. Hollande sur l'idée que la crise grecque serait sans conséquence pour l'Europe", déclare l'ex-président, pour qui la priorité est désormais "davantage de savoir comment protéger la zone euro" que la Grèce elle-même.

Or, accuse-t-il, rien n'est fait en ce sens, "si ce n'est recevoir en grande pompe" le Premier ministre grec Alexis Tsipras "en lui laissant croire qu'il aurait satisfaction".

Nicolas Sarkozy reproche au gouvernement grec de refuser "toute attitude" raisonnable et d'avoir lui-même suspendu "de fait" l'appartenance de la Grèce à la zone euro.

Des propos jugés "irresponsables" et non conformes à la réalité par Manuel Valls, lors d'un déjeuner de presse.   Suite...