Le "non" l'emporterait en Grèce mais l'écart se réduit - sondage

mercredi 1 juillet 2015 06h49
 

ATHENES, 1er juillet (Reuters) - Le "non" l'emporterait dimanche en Grèce au référendum pour ou contre les propositions des créanciers avec 54% des voix contre 33% pour le "oui", selon un sondage publié mercredi qui souligne que l'écart s'est réduit depuis la fermeture des banques.

L'enquête a été réalisée par l'institut ProRata pour le quotidien Efimerida Ton Synatkton sur plusieurs jours, étalés avant et après l'annonce des mesures de contrôle des capitaux qui ont contraint les banques à fermer et plafonné les retraits journaliers aux distributeurs automatiques. Elle permet donc d'avoir une idée de l'impact sur l'électorat de ces mesures entrées en vigueur lundi matin.

Alors que le "non", préconisé par le gouvernement d'Alexis Tsipras, était crédité de 57% des intentions de vote auprès des personnes qui ont été interrogées avant les mesures de contrôle des capitaux, il est passé à 46% auprès des personnes de l'échantillon interrogées par la suite, précise l'institut.

Dans le même temps, la part de partisans du "oui" a progressé de 30 à 37%.

Quand 13% des personnes interrogées ne se prononçaient pas avant, elles sont désormais 17%.

Les Grecs sont appelés dimanche à répondre à la question: "Est-ce que la proposition soumise par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l'Eurogroupe du 25 juin 2015, qui consiste en deux parties qui forment ensemble leur proposition globale, devrait être acceptée ?" (Lefteris Karagiannopoulos et James Mackenzie; Henri-Pierre André pour le service français)