LEAD 1-Grèce-Tout doit être fait pour trouver un accord-Valls

mardi 30 juin 2015 16h56
 

(Actualisé avec Valls)

PARIS, 30 juin (Reuters) - Tout doit être fait pour trouver un accord avec la Grèce, dont la sortie de l'euro serait un "drame" pour son peuple et poserait des problèmes politiques "majeurs" à ses partenaires européens, a déclaré mardi Manuel Valls.

Le Premier ministre, qui s'exprimait lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, a estimé que l'enjeu du référendum organisé dimanche à Athènes était pour la Grèce de "rester dans l'Europe ou courir le risque d'en sortir avec toutes les conséquences qui en découlent."

"En attendant, nous devons tout faire pour trouver une solution", a-t-il dit, ajoutant que le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel étaient sur la même ligne dans leurs dernières déclarations.

"Chacun s'est déclaré disponible pour trouver une solution aujourd'hui, y compris pour trouver une solution la semaine prochaine après le référendum", a ajouté Manuel Valls.

"Les négociations peuvent reprendre à n'importe quel moment si le gouvernement grec en fait le choix", a-t-il poursuivi, "l'accord qui aurait pu aboutir, nous avons la conviction qu'il n'est pas loin (...) même si le temps presse".

Les ministres des Finances de la zone euro tiendront une réunion par téléconférence ce mardi à 17h00 GMT pour discuter de la dernière proposition grecque, a annoncé son président Jeroen Dijsselbloem, confirmant des informations précédentes obtenues de sources de la zone euro.

Auparavant, le ministre des Finances Michel Sapin avait déclaré qu'il y avait "encore quelques heures pendant lesquelles, en dialogue avec le gouvernement grec, nous pouvons essayer de trouver une solution qui soit une solution bonne pour la Grèce et bonne pour l'Europe".

"C'est d'abord, et avant tout à cela que je me consacre aujourd'hui et non pas à faire des hypothèses sur tel ou tel résultat du référendum", a-t-il dit, alors que la Grèce doit faire face ce mardi à une importante échéance avec le Fonds monétaire international qu'elle risque de ne pas honorer.

Manuel Valls a encore estimé que "chacun doit être bien conscient de la responsabilité qui est la nôtre" face au risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro "qui serait un drame d'abord pour les Grecs" et leur économie mais aussi des conséquences "politiques majeures pour l'idée que nous nous faisons de l'Europe". (Sophie Louet et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)