SYNTHESE-Divergences persistantes dans les discussions sur la Grèce

mercredi 24 juin 2015 12h43
 

* Retraites et impôts restent des points de divergence

* Tsipras dénonce un rejet de ses propositions

* La restructuration de la dette hors sujet

par Karolina Tagaris , Michele Kambas et Jan Strupczewski

ATHENES, 24 juin (Reuters) - Les discussions entre la Grèce et ses créanciers internationaux bloquent encore sur plusieurs points, dont les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises, mais les efforts se poursuivent en vue d'un accord, alors qu'une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro est prévue dans la soirée avant le Conseil européen de jeudi et vendredi.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, doit rencontrer à la mi-journée à Bruxelles le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui communiqueront leur position officielle sur les nouvelles propositions qui leur ont été soumises par Athènes.

Le fait que le nouveau programme de réformes proposé par Athènes repose principalement sur des hausses des impôts et des cotisations sociales, plutôt que sur des réductions des dépenses, n'a pas convaincu ses créanciers, surtout au vu des défaillances avérées de la collecte de l'impôt en Grèce.

"Les positions avant cette rencontre avec Tsipras restent éloignées sur de nombreux points", a dit un responsable européen informé du contenu des discussions, en citant les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises. "Il n'y a pas eu beaucoup de progrès hier."

Il reste encore "beaucoup de travail", a également estimé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.   Suite...