Manifestation pro-euro à Athènes pendant le sommet de Bruxelles

lundi 22 juin 2015 21h40
 

ATHENES, 22 juin (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées lundi soir devant le parlement à Athènes pour réclamer le maintien de la Grèce dans la zone euro, dont les chefs d'Etat et de gouvernement étaient réunis à Bruxelles pour faire le point sur la situation financière du pays.

Ce rassemblement pro-européen, deuxième du genre en une semaine, avait été précédé la veille d'une manifestation de soutien au gouvernement d'Alexis Tsipras et à la fermeté qu'il affiche face aux exigences de ses créanciers internationaux.

Lundi soir, l'affluence n'était pas à la hauteur des grandes mobilisations d'il y a quelques années, sur la place Syntagma.

"Cela fait longtemps que nous négocions et je pense que nous avons adressé un message mitigé au monde", a déploré Panagiota Kaltsa, chef de projet de 30 ans, interrogé dans la foule. "Le moment est venu pour les Grecs de faire savoir clairement qu'ils veulent garder l'euro et qu'une solution négociée doit être trouvée rapidement."

"Le jeu que joue ce gouvernement n'a fait que du mal au pays. Nous avons besoin de stabilité", a renchéri un étudiant de 21 ans.

"Oui à l'euro. Non au rouble", pouvait-on lire sur des banderoles évoquant les déplacements du Premier ministre à Moscou.

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro ont salué les nouvelles propositions de réformes avancées par le gouvernement, jugeant qu'elles pourraient servir de base à un accord dès cette semaine pour permettre au pays d'obtenir une aide financière et éviter ainsi un défaut sur sa dette.

Faute de temps pour les examiner en détail avant le sommet qui a débuté à 19h00 (17h00 GMT), ils ont demandé à la Grèce et aux institutions représentant ses créanciers (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) de se mettre immédiatement au travail pour tenter de parvenir à un compromis.

(Deepa Babington; Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Patrick Vignal)