Allemagne-La CSU invite Merkel à rester ferme avec la Grèce

dimanche 21 juin 2015 14h56
 

BERLIN, 21 juin (Reuters) - Ce serait une erreur que de céder face à la Grèce pour éviter sa sortie de la zone euro, estime Hans Michelbach, membre influent de l'Union chrétienne sociale (CSU), la branche bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, selon lequel il y a peu de chances que le sommet extraordinaire de lundi aboutisse à un accord entre Athènes et ses créanciers.

"Soit la Grèce accepte une solution viable, soit elle quitte l'euro. La zone euro est en mesure de faire face aux conséquences d'une sortie de la Grèce", dit-il dans un communiqué diffusé dimanche.

L'élu bavarois invite en outre la Banque centrale européenne à cesser immédiatement de lui accorder des crédits d'urgence tant que le gouvernement d'Alexis Tsipras refuse de se plier aux accords en vigueur.

Hans-Peter Friedrich, autre membre de la CSU, invite lui aussi la chancelière allemande à faire preuve de fermeté.

"Nous assistons à un spectacle déshonorant : 27 Etats membres de l'UE laissent Alexis Tsipras les mener par le bout du nez", dit-il dans un entretien accordé à Bild à paraître lundi.

"Assouplir aujourd'hui les critères d'endettement reviendrait à ouvrir les vannes pour toujours. Au lieu de craindre l'isolement sur la question grecque, l'Allemagne doit trouver des alliés favorables à la fermeté", ajoute-t-il.

"Ce qui ne marchera pas, c'est quitter la zone euro et ne pas payer ses dettes en espérant que les crédits européens continueront à affluer gaiement", affirme quant à lui Martin Schulz, président du Parlement européen et membre du Parti social démocrate allemand.

Pour Alexander Erland, président de l'Association allemande des assureurs, "garder la Grèce dans la zone euro ne doit pas être une fin en soi". (Caroline Copley, Jean-Philippe Lefief pour le service français)