21 juin 2015 / 00:40 / il y a 2 ans

Tsipras réunit son gouvernement en plein compte à rebours

* La réunion de l'Eurogroupe avancée de deux heures et demie

* Des ministres grecs évoquent des concessions, refusent tout "chantage"

* Merkel confrontée à un "choix décisif" selon Varoufakis

ATHENES, 21 juin (Reuters) - Plusieurs ministres du gouvernement grec, qui se réunit dimanche, ont soufflé le chaud et le froid samedi, à deux jours d'un sommet extraordinaire des dirigeants des pays de la zone euro destiné à débloquer l'impasse dans les négociations sur la dette d'Athènes.

De retour d'une visite en Russie, le Premier ministre Alexis Tsipras, élu en janvier sur la promesse de mettre fin à l'austérité, a réuni son équipe de négociateurs et devait s'entretenir dans la soirée avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, selon un responsable européen.

Aucune information n'a filtré à propos de cet entretien mais le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a avancé de deux heures et demie (10h30 GMT au lieu de 13h00 GMT), sans donner d'explications, la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui précédera le sommet extraordinaire de lundi soir à Bruxelles (17h00 GMT).

Le gouvernement grec doit quant à lui se réunir dimanche à 11h00 (08h00 GMT).

A court d'argent, Athènes doit trouver un accord avec ses créanciers (Fonds monétaire international, Commission et Banque centrale européennes) avant le 30 juin, date de l'expiration du plan d'aide international en cours et d'une échéance de 1,6 milliard d'euros de dettes au FMI.

Un proche d'Alexis Tsipras, Alekos Flabouraris, ministre d'Etat pour la coordination du projet gouvernemental, a déclaré que la Grèce pourrait "compléter" dans les prochaines heures les propositions faites à ses créanciers.

Dans une tribune publiée par le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, le ministre des Finances Yanis Varoufakis dit la détermination d'Athènes à faire de nouveaux compromis tout en renvoyant à la chancelière allemande Angela Merkel la responsabilité d'un "choix difficile".

Quant au ministre de l'Intérieur Nikos Voutsis, il promet dans un entretien au journal dominical grec Realnews, de résister au "chantage" des créanciers.

Plusieurs ministres européens ont minimisé la perspective d'un accord définitif lors du sommet de lundi mais ils espèrent qu'un compromis pourra être trouvé sur le plan politique et ouvrir la voie à un accord technique d'ici la fin du mois.

Dans une interview au Journal du Dimanche, le ministre français des Finances Michel Sapin exhorte Athènes à faire des propositions "sérieuses" et "solides", ajoutant qu'un défaut de paiement grec et une sortie de la Grèce de la zone euro auraient des conséquences imprévisibles. "C'est une zone inconnue. Les risques sont d'une ampleur inconnue", dit-il.

Lefteris Papadimas avec les rédactions d'Athènes et Bruxelles; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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